Contrairement à mes projets, ce dimanche, je n’ai pas profité de la fête du cinéma. C’est même pas que j’ai eu la flemme de sortir, parce que je suis quand même allée jusque devant la salle, histoire de voir les programmes (bon, OK, j’habite à 5 mn, j’ai aucun mérite) ! Et puis finalement, bof. Il n’y avait personne (quand je me souviens de foules de mes premières fêtes du ciné, je suis un peu déstabilisée), et pas trop de films qui me tentent. A part Paris je t’aime et éventuellement C.R.A.Z.Y. ou Cars, la programmation n’avais rien de motivant. Camping, Comme t’y es belle, Changement d’adresse,… mpfff… C’est pas ma tasse de thé. Pour le reste (car il doit bien avoir de belles choses aussi), il fallait bouger ses fesses jusqu’au multiplexe, là où devait très certainement se trouver la foule qui manquait dans les p’tis cinés VO du centre… Or, il est hors de question que je fasse des infidélités à mes deux p’tis ciné du centre, je les aime trop !

Bref, tout ça pour dire que je n’ai pas profité de la fête du ciné, notamment parce que le principal film que je voulais voir, je l’avais vu jeudi :

volverVolver (Pedro Almodovar – 2006)

Bon, alors visiblement Almodovar a ses fans et ses anti, je dois dire que je ne comprends pas trop pourquoi, car je voue un véritable culte aux films de cet homme, depuis que je les ai découverts, à l’occasion d’une rétrospective. Je trouve qu’il y a une modernité et une passion dans ces films, qu’ils dégagent des sentiments d’une force incroyable. On ne peut pas rester de marbre, ou bien alors on n’a pas de cœur (ou bien alors on est complètement sain d’esprit, c’est vrai que cette idée m’a traversé l’esprit aussi…).

D’accord, le thème est complètement récurrent : la mère. Tout tourne autour de ça, dans tous ses films. Que ce soit le thème central assumé comme dans Tout sur ma mère (devant lequel j’ai perdu des litres de larmes) ou bien moins flagrant.

Bref, ce film ne fait pas exception, il parle des relations mères-filles, de la famille, des sœurs, un peu des pères, sous la forme d’une aventure rocambolesque qui mêle une famille, la voisine du village familial, le restaurant d’à côté, les putes du quartier… le tout avec humour et légèreté. Penelope Cruz géniale (et pourtant, jusque là pour moi c’était une sorte de bimbo…) de même que les autres actrices (qui ont, parait-il, obtenu une palme collective à Cannes).

Le film est drôle et pourtant touchant, les personnages nous rappellent tous une partie de nous, et forcément, ça fait réfléchir. On sort de la salle avec l’impression de quitter des gens qu’on connait bien, et l’envie de les revoir bientôt.

Merci M’sieur Almodovar pour vos films, et à bientôt pour le prochain. Quand à vous, vous attendez quoi ?! Allez donc voir ce film, il est GENIAL !

NB : il est quasi-impératif d’aller le voir en espagnol, c’est tellement plus authentique, et très certainement beaucoup plus drôle. [et non, c’est pas la peine de parler couramment espagnol pour suivre, il y a les sous-titres pour ça ! D’ailleurs c’est pas moi avec ma p’tite année d’université populaire d’espagnol qui vais comprendre quoi que ce soit…]