Et voilà, ça y est. 28 ans de résistance et j’ai fini par y passer… Mon premier match de foot vu du début à la fin : France / Brésil samedi soir.

J’ai été prise en traitre : invitation à un resto d’anniversaire, je pensais naïvement échapper à la frénésie générale. Et ben non, il y avait une TV, et tout le monde en a été ravi… Me voilà donc à regarder ces 22 gus gambader sur le gazon. foot1

En dehors du fait que le foot ne soit pas vraiment mon truc, ce qui m’agace vraiment c’est qu’en ces temps de coupe du monde on devient quasiment obligé d’aimer ça et de se prendre au jeu. Eh ben non, moi je m’en fiche. Que la France gagne ou non, ça me fait ni chaud ni froid. C’est toujours QUE du foot.

A la limite, je suis contente pour les joueurs qui ont l’air ravis, et pour tous ces gens que ça a l’air de rendre si heureux. Mais en ce qui me concerne, c’est pas ça qui va me faire arpenter les rues en hurlant ma joie.

Et là, samedi soir, me voilà obligée de me justifier de mon manque d’ardeur et d’intérêt. Et qui plus est, de me justifier devant une espèce de caricature de la bonne épouse moderne. Madame, elle non plus, n’aime pas le foot, me dit-elle sur le ton de la confidence, mais là avec la coupe du monde, elle ne rate pas un match des bleus. Sous-entendu, je pourrais faire un effort, bon sang !

Et Madame, de jouer ( ?) la parfaite niaiseuse en répétant à tort et à travers les mots footeux appris à force de soirées foot avec Monsieur. « Oh les Français mènent, là, non ? » (non, on est toujours à 0-0…). Bref, soirée épouvantable.

Non mais franchement, si on n’aime pas le foot, on n’aime pas le foot. Coupe du monde ou pas, ça reste du foot, non ?! J’aime pas les tomates, je vais pas me mettre à en manger sous prétexte que c’est la semaine de la tomate…

Bref, qu’il y ait du foot partout à la TV et dans toutes les conversations, ça ne me dérange pas, que tout le monde regarde et se prenne au jeu, OK, tant mieux. Chacun ses passions. Mais qu’on me laisse le droit de m’en foutre !

Je me suis quand même retrouvée à suivre le mouvement vers le centre ville où tout le monde convergeait, pour faire la fête. Et là, déception. Rien à voir avec l’ambiance qui transparait à la TV. Une minorité de gens sont effectivement là parce qu’ils sont heureux. Les autres ne sont là que pour voir. Comme s’ils essayaient de retrouver l’ambiance de 98 sans y parvenir, comme pour se dire j’y étais, j’ai fait la fête, je suis fun. Mais sans y être vraiment. J’ai trouvé ça triste.