famillePetit billet un peu perso sur la famille…
Maintenant que je suis grande, indépendante et responsable (arf !), je me rends compte que c’est génial d’avoir des frères et sœurs. En fait non, je rectifie : je me rends compte que MON frère et MA sœur sont des personnes géniales et que je suis super heureuse de les connaître ! Parce qu’il faut avouer qu’on est tellement différents les uns des autres qu’on ne se serait certainement jamais rencontrés si on n’avait pas été de la même famille.

Quand j’étais plus jeune et que je vivais encore chez Môman, je les détestais. Pas tous les jours, pas une haine profonde, mais franchement s’ils avaient pu être en vacances chez Le Père toute l’année ça m’aurait arrangé. Mais ce n’était pas le cas, donc il a bien fallu cohabiter quelques longues années. Comme je suis l’aînée, j’ai longtemps eu le mauvais rôle à leurs yeux. Je prenais le relais de Môman quand elle sortait, la babysitter c’était moi. Et ce qu’on accepte d’une babysitter, on ne l’accepte pas forcément d’une sœur… Et une sœur peut certainement se permettre de jouer un peu plus de son autorité qu’une babysitter, je l’avoue.

Vaille que vaille, nous avons donc cohabité, sans trop vraiment nous connaître, sans trop vraiment partager nos vies. Et comme on a chacun notre spécialité (Cely-Langues, Soeurette-Eco et Frérot-Charpente), on n’a pas fréquenté les mêmes établissements, et donc pas tellement d’expériences en commun.

Ce n’est que lorsque j’ai quitté le domicile parental que j’ai commencé à tisser des liens, d’abord avec Soeurette, avec qui mes rapports ont complètement changé, quasiment du jour au lendemain. Plus lentement avec Frérot, qui est un homme d’action plus que de paroles. Je commence même à connaître un peu leurs amis et à sortir avec eux. Et je trouve ça génial, et je regrette que nous n’ayons pas été de ces fratries hyper complice à l’adolescence (mais la différence d’âge ça joue aussi…).

Aujourd’hui, je les admire énormément tous les deux. La Miss Ecolo qui va au bout de ses convictions, qui cherche encore sa voie professionnelle, mais qui vit avec son homme depuis près d’un an, chose que je n’ai pas encore été capable de faire. Et le jeune charpentier qui a décidé de reprendre les études, et a passé son bac cette année, à 22 ans. Il continue avec un BTS, ça m’épate !

Je me rends à présent compte que nous sommes tous les trois des adultes, que nous sommes une fratrie solidaire et unie, et que nous pourrons toujours compter les uns sur les autres. Ca fait un bien fou, et je commence même à oublier que je suis l’aînée (il était temps !).
Voilà, tout ça pour dire : « Soeurette, Frérot, je vous adore ! »

NB : Bon, je m'autrorise à écrire ça ici parce que je sais pertinemment qu’ils ne liront jamais ce billet. Je n’arrive pas encore à dire ce genre de choses à haute voix.