Encore un livre issu d'un échange. On m'a prété celui-ci contre "A la recherche de Rita Kemper" de Luna SATIE (que je vous recommande, surtout pour le style d'écriture de l'auteur !).
De prime abord, Benaquista, c'est pas ma tasse de thé. Encore un a priori sans fondement. La couverture et le résumé en 4e de courv de "Malavita" ne m'attiraient pas plus que ça, et je ne l'aurais certainement pas choisie si on m'avait lâchée une après-midi entière dans une librairie... Mais vu tout le bien que ma généreuse prêteuse m'en a dit, je ne pouvais que me laisser tenter.

Malavita, Tonino BENAQUISTA - 2004
malavitaL'histoire est assez simple : un mafieux repenti bien malgré lui est placé sous la protection du FBI. Suite à quelques ennuis ayant compromis sa couverture, lui et sa famille s'installent dans un petit village de Normandie, où ils sont supposés se fondre dans la "masse" (toute relative : allez donc trouver de la masse dans un village normand...). Autoproclamé écrivain, notre mafieux va mener la vie dure à sa famille et aux agents chargés de sa protection. Les enfants, eux, n'aspirent qu'à construire leur propre vie, loin du passé trouble de leur père (ou bien pas si loin que ça ?). Bien sûr, il ne va pas tarder à apparaître une couille dans le pâté...

Ce livre est tout bonnement épatant ! La plume de Benaquista est fluide, légère et pourtant précise et incisive. Chaque personnage est construit et développé, même les plus insignifiants. On connait tout d'eux, et ils prennent petit à petit vie au rythme des pages qui défilent. C'est ce qui rend ce livre si prenant. Ses personnages, son ambiance. Malgré l'incongruité des situations, tout, jusque dans le moindre détail, reste humain, authentique. Les dialogues font mouche et les rebondissements sont orchestrés avec talent.
C'est un excellent livre, qui m'a donné la furieuse envie de me plonger dans le reste de la bibliographie de Benaquista, comme une fringale irrépressible. Je vais sans doute opter pour "Les Morsures de l'Aube" dès que j'aurai fini ce que j'ai en stock chez moi (et avec tous ces trocs, je commence à en avoir, du stock !).