badmoodYa des jours, on sait qu'on ferait mieux de pas sortir de son lit... Et allez savoir pourquoi, dans ces cas-là, on se fait violence et on sort quand même. Fatale erreur, et voilà comment commence une journée... de merde ! Récit fidèle de l'une d'entre elles.

Tout commence par un réveil brutal pour cause de chat qui prend ma tête pour un tapis de course. Complètement dans le pâté, j'ose envisager qu'il soit dans les 3-4h du mat' et qu'il me reste plein de sommeil, ce qui expliquerait pourquoi je suis si crevée. Pas de chance, le réveil indique 6h20, soit très précisément 3mn de sommeil potentiel. Bien entendu, je me rendors genre vers 6h22, ce qui me fait un 2e réveil brutal en moins de 5mn. L'humeur du jour est posée.

Ca continue avec la porte de la salle de bain, qui se jette violemment contre mon orteil alors que je voulais juste l'ouvrir. Ne pas hurler, ne pas hurler ! Et comme c'est un jour sans, pour une raison encore inconnue, le temps semble s'écouler vitesse grand V (ou bien c'est moi qui me métamorphose en limace ?). En pratique, ça veut dire qu'en faisant exactement la même chose que tous les autres matins, je me retrouve à l'heure critique du départ sans avoir eu le temps de prendre ni un verre de jus d'orange (un thé, n'y pensons même pas !) ni un semblant de truc solide pour l'estomac.
Je sors un p'ti paquet de biscuits-déjeuner pour l'emporter... et je l'oublie sur la table en partant. Dans le train, mon ventre gargouille, il n'est même pas 8h.

Au boulot, c'est un festival. GrosMou me salue avec les inepties habituelles, j'ai envie de l'éclater contre un mur. Toute la journée, GrandChef et PetitChef se succèdent dans mon bureau pour me poser des questions stupides dont ils connaissent parfaitement la réponse. Je commence à avoir mal à la tête.
A midi, impossible d'éviter Collègue-chiante qui s'incruste au repas. Ne pas oublier de socialiser. Sourire, penser à des trucs gais : GrandChef pendu dans son placard, les doigts de MoustacheMan coincés dans un tiroir.
Zut, j'aurais pas dû offenser mentalement MoustacheMan, parce que l'après-midi, il vient chipoter dans mon bureau, et commente le savant empilement de cartons dans le coin "c'est le bordel, ici !" pendant 5 bonnes minutes. Ne pas le frapper, ne pas le frapper !

Enfin l'heure de rentrer ; la perspective d'une soirée canapé-couette remonte mon moral de -150 à -90, ya du mieux. Rechute à -190 : plus de clope dans le paquet en sortant du bureau. Trouver quelqu'un à qui en taxer une sur le chemin de la gare. Obligée de demander à quelqu'un que je déteste et du coup de speeder à mort pour choper le train... qui a 15mn de retard.

Arrivée chez moi je me rends compte que j'avais une sortie prévue ce soir-là. Même pas le temps de me poser 1/4 d'heure, j'ai une bouteille à acheter. Je file à la supérette. Avec la bouteille, je décide de prendre des biscuits apéro. Le caissier le plus lent du monde passe mes articles. Se trompe, dé-bipe les biscuits apéro comptés deux fois. Je paie et je m'en vais, à la bourre. Chez moi, je réalise que j'ai oublié les biscuits à la caisse, pas le temps d'y retourner...
Je file à l'arrêt de bus, qui arrive en retard et roule comme en dégénéré pour essayer de compenser (ou pour tous nous tuer, je suis pas bien sûre). Mes hôtes du soir appellent 15 fois pendant le trajet pour savoir où je suis alors que je ne suis même pas encore en retard, j'ai envie de faire demi-tour.

Finalement je passe une excellente soirée, jusqu'au moment de reprendre le bus, où je me rends compte que j'ai laissé le ticket de retour sur la table de mon salon, et que j'ai oublié de donner à mes hôtes l'une des choses pour laquelle j'étais justement venue...
Vraiment ya des jours, on devrait écouter son instinct et rester au lit !