29 juin 2007
Week-end à l'eau
Un peu dépitée aujourd'hui, parce que pour la première fois depuis près d'un an et demi, je suis en week-end pour 4 jours et je me retrouve coincée chez moi.
Depuis que Doudou est parti s'installer dans sa lointaine contrée, j'économise consciencieusement mes congés et RTT pour prendre environ un gros week-end par mois et rejoindre Doudou là-bas. Depuis un an et demi, donc, je n'ai pas eu un seul jour "pour moi" où je me suis retrouvée sur Strasbourg sans bosser, sans lui. Et ce week-end, cafouillage, les billets de train qui valent un rein et pas de covoiturage en vue, j'ai bien les congés mais pas possible de partir.
Du coup je me retrouve toute désemparée, toute dépitée et surtout toute désoeuvrée. Pour preuve la grasse mat géante de ce matin : je me suis levée à 10h pour regarder Beverly Hills et me rappeler mon adolescence, et puis je suis retournée me coucher. Je n'ai glissé un pied hors du lit que vers 13h45, attirée par la faim jusque devant le frigo.
Je me suis occupée avec les boutiques cet aprèm, mais le coeur n'y était pas. J'ai profité d'une rencontre avec une ancienne collègue pour découvrir notre belle-moche nouvelle-vieille gare. (ben oui, ils ont gardé la gare d'origine, et ils ont rajouté une énoooorme verrière arrondie devant, ce qui donne un truc assez hideux de jour mais parait-il très beau la nuit... nous avons donc la première gare paradoxale d'Europe !) et demain je vais me divertir avec Shrek. Mais malgré tout, ya comme un vide ce week-end, ça va pas top...
M'enfin, j'ai encore bon espoir de me remonter le moral avec la première de Koh-Lanta et Secret Story ce soir, Heroes demain soir et le retour d'Urgences dimanche... Tout un programme pour un vrai week-end de mémère ! (en même temps, fait moche ici !!)...
27 juin 2007
Télé encore, télé toujours...
Dimanche soir, j'ai profité de mon dernier dimanche pré-"Urgences" pour regarder Zone Interdite. J'avais juste envie de regarder un truc qui me permette de faire autre chose en même temps (ce qui élimine d'office le DVD de "Quai des Brumes", qui traine depuis une semaine sur la table du salon...).
Ben j'aurais pô dû, c'est pas bon pour mes nerfs de regarder Zone Interdite spécial célibataires...
Il n'y a finalement qu'un seul reportage qui m'a fait détourner la tête de ce que je faisais. Celui sur ces pauvres femmes Russes qui peinent à trouver un homme. Car là-bas, la faute à l'alcool et à diverses autres choses toutes aussi réjouissantes, l'espérance de vie moyenne des hommes n'est que que 58 ans, contre 72 pour ces dames. Euh, en passant, je ne vois pas trop bien en quoi le fait que les hommes meurent avant 60 ans empêche les trentenaires de se trouver un mec, p'tet que les veuves de 50 ans les leur piquent tous ??
Bref, ces pauvres femmes si belles et si émancipées retent pourtant célibataires, vivent seules et s'assument comme des hommes, l'horreur ! Et justement, c'est ça qui les empêche d'en trouver, des hommes. Ca, on l'apprend dans le reportage, de la bouche d'un gentil monsieur venu à la rescousse de ces femmes en détresse. Pour ce faire, il a eu la bonne idée de monter des "écoles des garces" (ou un truc dans la même veine - oui-oui, vous avez bien lu !). Et ce brave homme d'expliquer à son assistance de jeunes femmes un peu trop affirmées, qu'en fait les hommes, ils aiment les femmes fragiles. Ils aiment les femmes qui la bouclent. Ils aiment les femmes qui s'habillent sexy et qui leur donnent l'impression d'être des hommes, des vrais. Ils n'aiment pas, par exemple, les femmes qui, quand elles ont besoin d'une chaise, vont la chercher elles-même...
Et justement, pour la modique somme d'à peine 12 milliards de dollars, il se fera un plaisr d'inculquer la soumission à ces petites russes sans âme soeur fixe...
Viennent ensuite quelques interviews des jeunes femmes en question, qui expliquent d'un air contrit qu'effectivement, avant elles étaient trop dures, trop indépendantes et qu'elles avaient découvert grâce à cette école des garces comment se comporter avec les hommes.
C'est déprimant, affligeant, de quoi ruiner ma soirée... j'aurais mieux fait de me mettre "Quai des Brumes" finalement...
Mais ce n'est pas fini. Nous découvrons ensuite, un étage plus bas, un cours de danse spécial séduction, ou comment faire la pouffe en boite pour attirer l'attention de ces messieurs qui, à coup sûr vont se jeter sur vous pour vous demander en mariage après vous avoir vu danser de la sorte...
En descendant d'un étage supplémentaire, on passe au cours de danse spécial pour divertir son homme en privé. On y apprend en autre, que pour garder son mari, il faut faire la pouffe à la maison aussi...
Bon, j'ai pas vraiment fait attention à la suite, j'avais ma dose.
Je ne suis revenue devant ma télé que pour voir qu'on est de retour en France et que chez nous, les femmes aussi ont le droit d'aimer le sekse. La preuve, elles peuvent désormais s'acheter plein de petits gadgets merveilleux pour s'amuser toutes seules. Ah, elles en ont de la chance les femmes, d'avoir aussi le droit au plaisir ! Heureusement qu'M6 est là pour nous le rappeler !!
25 juin 2007
Fête du cinéma invisible
C'est dingue, je viens d'apprendre là tout de suite à l'instant que la Fête du cinéma a commencé hier...
C'est bien la première fois de ma courte vie que je n'en profite pas. J'ai arrêté il y a quelques années de me faire un programme de dingue spécial boulimique de cinoche, mais de là à zapper complètement...
Le pire, c'est que justement hier, j'ai été au ciné (je suis allée voir Boulevard de la Mort, dont je parlerai une autre fois), et pas un chat devant le ciné, à peine une 20aine de gens dans la salle, et surtout, la dame de la caisse ne m'a même pas proposé de prendre le passeport, auquel cas je l'aurai pris et je me serai fait une petite cure, tant que j'y étais... J'en reviens pas, j'y comprends rien !
Est-ce que personne n'en a parlé cette année ?! Parce que, que moi je ne sois pas au courant, passe encore, mais que le ciné soit désert c'est à n'y rien comprendre !! OK il faisait beau, mais c'est pas la première fois qu'il fait beau fin juin. En plus ya pas de coupe du monde de foot et il y a quelques films sympas à l'affiche... Ou bien tout le monde avait fui vers le multiplexe en dehors de la ville ? Ce serait étonnant aussi vu que mon p'ti ciné indé il a quand même gardé sa clientèle depuis que le multiplexe a ouvert, quelque chose comme en 2000 ou 2001...
Non décidément, ya un truc bizarre qui se passe là, les enfants !
Et vous, vous étiez au courant ? Vous avez fait votre cure ?
24 juin 2007
L'Eté de tous les secrets
Bon, alors hier soir, j'ai décidé de regarder la nouvelle émission hautement intellectuelle de "T'esFin", histoire d'egayer un peu mes samedis d'été, et en souvenir de la joyeuse époque du Loft (on était jeunes, on était beaux...). D'ailleurs visiblement "T'esFin" avait également décidé de piocher largement dans le principe du Loft, vu que la seule chose qui change c'est que (ouah !) les candidats ont tous un secret qu'ils doivent garder (mazette comme il doit être difficile de dissimuler à ses collocs qu'on a perdu 50kg ou qu'on est stripteaser la nuit... j'en frémis d'avance en pensant à ces douloureux moments de solitude que les candidats vont devoir affronter !). Autant dire qu'en fait, le principe à peine dissimulé, c'est de regarder tous ces jeunes gens s'ébattre joyeusement dans la piscine (dotée d'une caméra sous-marine), dans la baignoire (qui fonctionne !) installée en plein milieu du salon, dans l'un des lits à 3 places qu'il est impossible de séparer ou dans les douches communes et mixtes.
De bons moments en perspective, quoi !
Mais bon, hier, je l'avoue, je me suis complètement laissée prendre au jeu, allant jusqu'à noter les indices glanés sur les candidats histoire de deviner qui est qui. Et voici le blan de mes cogitations.
Nous avons un policier le jour et strip teaser la nuit (et voici un premier secret qui doit être extrèmement difficile à garder ! Mentir sur son métier doit être vraiment trèèèès pénible!).
Pour ma part, je suis certaine qu'il s'agit de Laly une espèce de Xéna la guerrière autoritaire, qui organise des jeux de rôles en costume d'époque et s'habille comme une jolie pouffe professionnelle le reste du temps. J'imagine juste mal comment cette double vie va être acceptée par ses collègues du commissariat, qui de toute évidence devaient l'ignorer jusqu'ici...
Nous avons ensuite quelqu'un qui veut changer de sexe. Là j'avais trouvé tout de suite, et mon idée a été confirmée à la fin de l'émission (car certains secrets ont été dévoilés au public -> Je précise d'ailleurs que les candidats ne disposent pas de la liste des secrets, sans quoi ce serait vraiment trop facile !). Il s'agit d'Erwan, qui est en fait encore officiellement une jeune fille de 19 ans. Du moins physiologiquement, parce que visiuellement, il a l'air d'un gars de son âge tout à fait banal. C'est d'ailleurs ça qui m'a mis la puce à l'oreille. C'est le seul de tout le casting qui a l'air normal. Tous les autres sont des bombasses ou des tas de muscles pleins de branchitude...
Or donc, et contre toute attente, ce jeune homme qui veut devenir physiquement ce qu'il est déjà dans sa tête, nous a expliqué avec beaucoup de simplicité et d'humanité sa démarche. J'ai trouvé ça touchant. Là où ça devient un peu malsain, c'est qu'en fait il n'a visiblement pas les moyens de se payer les 4 opérations nécessaires, et que justement les gains de l'émission devraient lui servir à la financer. Or les gains sont attribués à celui qui garde son secret jusqu'à sa sortie (10.000€) et un candidat qui découvre le secret d'un autre, il lui chipe ses 10.000€ qui s'ajoutent à sa cagnotte...
Vient ensuite l'enfant de star. Alors là je mets ma main à couper qu'il s'agit de Maxime, petit bourgeois exilé à Londres pour se prouver quelque chose en étudiant la cuisine. Parce que si ses études lui pemettent de se payer ce superbe appartement sur Oxford Street, j'ai raté ma vocation !! Et comme je ne le vois pas du tout Escort Boy (pas assez beau, pas assez chic !), ne restent que les parents célèbres. Par contre aucune idée de qui il pourrat être le fils... Va falloir creuser un peu.
Nous avons aussi quelqu'un qui a perdu 50kg. Alors là mon coeur balance entre le monsieur muscle, chipendale de son état, qui a l'air de prendre une revanche sur des année de grossitude en contrôlant son corps à donf'. Notre tas de muscle vit encore chez sa mère et me semble légèrement pathétique. Ceci dit, je le vois peut-êre aussi en nauriste, ça demande une étude plus approfondie sur son cas.
Deuxième option, Tatiana la mannequin de pub télé, qui a mal commencé dans la vie en quittant le domicile familial très jeune et qui avait perdu toute sa féminité après une mauvais rencontre. Mais je la vois bien aussi mariée...
Nous arrivons au secret le plus drôle. Les triplées. Elles sont trois à se partager une seule place dans la maison. Et les autres ne doivent se rendre compte de rien. Pendant que l'une joue son rôle dans la maison, les deux autres sont enfermées dans une pièce secrète de 10m², sans salle de bain et sans nourriture... Au moment de l'échange, elles n'ont qu'une minute pour se briefer...
Leur stratégie d'hier soir était visiblement de se faire passer pour une gourdasse sans cervelle incapable de se souvenir de ce qu'on lui dit. Heureusement pour elles, elles n'auront à garder ce secret que pendant une semaine, et déjà là, ça me semble relativement invivable. Reste à savoir ce qu'elles vont faire à la fin de la semaine, quitter la maison ou y entrer toutes les trois en même temps ?
Je vois bien Ophélie dans le rôle de la Playmate. C'est une espèce de boule de nerfs qui vit à 100 à l'heure et dont la vie a basculé un soir derrière la porte d'un bar. En fait ce sont ses paroles qui m'ont convaincue : "je ne suis pas folle, je sais où je vais".
Il y a aussi un couple marié, qui doit faire comme s'ils ne se connaissaient pas. Je suis quasiment certaine que le mari est Xavier, un grand basané, bascketteur et éducateur, qui me fait beaucoup penser au grand black de l'île de la tentation de l'an dernier. Je le vois bien marié, parce qu'il ne colle avec rien d'autre si ce n'est éventuellement les 50kg perdus.
Pour sa femme, je pensais d'abord à Maryline, mais finalement je ne suis plus très sûre et j'hésite avec Tatiana (la manequin qui finalement aurait eu du mal à perdre 50kg, vu sa taille...).
Je pense en tout cas que ce doit être le seul secret, avec les triplées et Erwan, qui soit vraiment difficile à garder.
Le gars en contact avec les extraterrestres a été dévoilé tout de suite et j'ai même pas eu le temps de pronostiquer. C'est Frédéric, le doyen de l'émission avec 38 ans au compteur. Je me demande d'ailleurs ce qu'on peut bien aller faire dans cette galère à cet âge-là mais passons...
Alors notre Frédéric, organisateur de séminaires nature pour les entreprises, a été contacté par les aliens pendant son sommeil. Dans son lit, il se réveille mais ne peut pas bouger et entend autour de lui des voix bizarres et apperçoit des têtes "en forme d'oeuf renversé"... Pour moi ça ressemble plus à une sorte d'expérience extra corporelle ou je ne sais pas comment ça s'appelle, qu'à une rencontre extraterrestre... de toute façon, ce mec a l'air complètement allumé et je doute qu'il résiste à la tentation d'évoquer son expérience devant les autres...
Le naturiste, je pensais dans un premier temps à Nicolas le monsieur muscle, et puis finalement je pencherais plutôt pour Marilyne, grande duduche "nature" élevée dans la simplicité, (mais qui pourrait tout aussi bien être mariée au basketteur).
Là aussi, pfiouuuu, comme il doit être difficile de résister à la tentation de se rouler tout nu dans l'herbe !!
L'Escort Boy, c'est à coup sûr Julien, cet espèce de Dandy prétentieux (qui n'est pas sans me rappeler mon ex, gnnnnn...) passionné d'art, d'antiquité et de luxe, et qui dépense des fortunes dans d'antiques vases moches. Ma déduction c'est que soit il a des parents pétés de thune qui lui paient tout ça (parents célèbres ??) soit il finance sa passion en faisant étalage de sa culture et de sa plastique agréable lors de soirées mondaines, moyennant rétribution. Le fait qu'il ait été présenté comme "un historien de l'art, à seulement 26 ans" m'a fait hurler de rire !
Les TOC, c'est pour Nadège. Ca aussi c'était facile. Elle a été décrite comme un garçon manqué qui fait des trucs de mecs. Genre jouer à la console (oulala !), ne pas aimer le shopping,... D'ailleurs elle n'aime pas sortir de chez elle et si ses amis veulent la voir, il faut qu'ils viennent.
Cependant, elle est modèle ce qui peut paraître surprenant quand on la connait bien...
Et pour finir, il y a le complice de La Voix. La Voix, c'est le Maître du Jeu. Elle décide de tout et donne des ordres aux habitants, et en particulier à son complice, qui va devoir remplir des missions particulières (certainement du style semer la zizanie ou faire courir des rumeurs, pour pimenter un peu le jeu...). Là aussi on sait d'emblée qui c'est : Gabriel, un espèce de pesudo beau gosse maniéré qui se la pète à donf' (il recherche la perfection physique chez les filles et c'est pour ça qu'il est toujours célibataire. Mais comme il aime la beauté, il est toujours entouré de filles)... Bref un personnage relativement risible et détestable.
Hum... je sais, je suis à donf' dans le truc, mais que voulez-vous, ça m'amuse ces émissions débiles. Et ça m'amuse encore plus de savoir de des gens vont volontairement se faire chier pendant 10 semaines dans une maison, pendant que moi je peux vivre ma vie et les regarder se faire chier de temps en temps.
Pis bon, là cette histoire de secrets ça pimente un peu les premiers jours et après ça va vite perdre de son intérêt, sans compter qu'on va vite savoir qui est qui...
Bon, c'est pas tout, mais ya la quotidienne qui commence... :o)
23 juin 2007
Shopping compulsif et compensatoire d'avant les soldes
Cet après-midi, devant le constat alarmant de l'état de ma garde-robe (mes deux seuls pantalons portables pour aller bosser sont des pantalons d'hiver, mon pantacourt me donne l'air de la fille illégitime de Bibendum et d'une bouteille d'Orangina géante) j'ai décidé d'agir. Ça urgeait un peu.
Me voici donc partie pour faire les boutiques. Seule (j'ai renoncé il y a un bail à infliger ce calvaire à quiconque, preuve qu'il y a de la bonté en moi). Je file donc aux enseignes habituelles, et j'essaye à peu près tout ce qui me passe sous la main. Sauf que bon, soyons lucide, il n'y a pas grand chose qui me passe sous la main... A croire qu'il y a eu une razzia sur les tailles 42-44 juste avant que j'arrive, parce que je ne trouve plus rien. A trois jours des soldes, ça augure mal des futures bonnes affaires que je pourrais m'offrir... Mais le pire reste à venir. Je me rends compte que d'une, si mon pantacourt me boudine, c'est pas parce qu'il a rétréci, et que de deux, le 44 des magasins me va pas... A part chez H&M. Où le magasin semble avoir été dépouillé de ses pantalons... C'est la misère, je me vois déjà aller travailler avec le même fute toute la semaine.
C'est dans ce grand moment de solitude et de désespoir que je me retrouve nez à nez avec une boutique "Ronde en couleur". Elle me nargue. Elle me fait de l'oeil. D'abord, je passe mon chemin parce que bon OK je ne rentre pas dans le 44 de chez Etam, mais je ne vais pas non plus aller acheter mes fringues dans un magasin pour les rondes... Je suis pas ronde, j'ai juste un léger amas pondéral au niveau du fessier...
Et puis bon finalement je laisse ma fierté à la noix de côté et je rentre. D'abord j'ose pas trop regarder, j'erre un peu entre les rayons, mal à l'aise. Jusqu'à ce que la gérante vienne me voir et me propose son aide. Je dis que je cherche un pantalon fluide, ou un pantacourt. Elle me dit que dans ma taille, elle n'a pas grand chose (c'est dingue, ici je suis mince !) et me propose de jeter un coup d'oeil aux jean's. Humpf, me dis-je... Un jean's.. depuis le temps que j'ai abandonné l'idée d'en porter, des jean's... Même quand je rentrais dans du 40, pour une raison morphologique déjà évoquée ci-dessus, soit je ne rentrais pas dedans, soit il me manquait un rembourrage abdominal... Bref, ça n'allait pas. Mais bon, comme elle avait l'air de savoir ce qu'elle disait, la dame, j'ai essayé quand même. Et là, miracle ! Premier essai, transformé du premier coup, nickel, ça m'allait comme un gant. En plus tout confort. Rien qui coince, rien qui baille, rien qui boudine et en plus il est joli comme tout avec des petites fioritures toutes discrètes sur les poches. Le tout pour la modique somme de 45€. Ravie et poussée dans mon élan, je me mets à essayer tout le reste. Et j'ai découvert que je pouvais trouver des fringues dans lesquelles je ne suis pas obligée de vivre en apnée et où du coup j'ai l'air plus mince. Que demande le peuple ?
Ceci dit, j'espère quand même que mes 20mn quotidiennes de vélo (qui remplace désormais le train comme moyen de locomotion) vont me permettre de perdre un peu de cet amas pondéral et pouvoir remettre mes fringues d'avant...
Quoi qu'il en soit, cette visite chez "Ronde en couleur" m'a redonné le moral et du coup j'ai continué mon shopping en m'orientant vers des chaussures. Et là aussi j'ai craqué : j'avais envie de ballerines. J'en ai trouvé des 'achement pas chères et comme je n'arrivais pas à choisir entre les rouges (toutes rouges) et les vertes (avec un ruban turquoise), ben j'ai pris les deux. Ha ! Ça ne m'était jamais arrivé et ça fait un bien fou ! Un p'ti moment de folie complètement déraisonné puisque les soldes commencent mercredi et qu'il restait environ 5 paires à ma taille... Mais j'en avais envie et tant pis pour mon compte en banque. De toute façon je ne trouve jamais rien pendant les soldes et j'avais rien acheté depuis un petit moment...
Oui, bon OK, il y a 15 jours j'avais craqué pour des trop choutes nu-pieds à fleurs... Mais ça compte pas, c'était une promo d'enfer !
19 juin 2007
Entrée dans la cour des grands et retour au quotidien
Drôle de journée aujourd'hui.
Ça a commencé comme un jour normal de boulot, la tête dans le coltard en plus, pour cause de réunion tardive la veille et de nuit écourtée par l'appréhension d'aujourd'hui.
Parce qu'aujourd'hui, je devais entrer dans la cour des grands. Dans la Cour du Préfet plus précisément. Et entrer dans la Cour du Préfet, pour moi, c'est pas rien. Qu'on s'entende bien, l'enjeu était minime. Une réunion de plus avec les huiles, beaucoup de blabla et peu de gens qui se souviendront de moi. La routine, quoi. Non, le truc c'était cette Cour. Cette Cour devant laquelle, enfant, je passais si souvent. Sur la place, derrière les hautes grilles, un très joli jardin, une cour pavée, et les bâtiments majestueux. Ces bâtiments, c'est ceux que je préfère dans toute la ville.
La nuit, les façades sont mises en valeur par des spots de couleur, et on peut voir les gens travailler dans les salles de réunion. Comme la lumière y est encore allumée, on distingue de loin les moulures et dorures, les lustres gigantesques. Ils me faisait penser à la Castafiore, ces lustres.
Et puis surtout, la Cour du Préfet est surveillée par un policier. Devant les grilles, il répond aux questions des passants, il indique leur chemin aux touristes, et de temps en temps, il ouvre les grilles pour les gens importants qui ont le droit d'entrer.
Je n'étais jamais entrée dans la Cour du Préfet, pas même aux journées du patrimoine. Parce que pour moi, pour entrer dans la Cour du Préfet, il faut que le policier de l'entrée ouvre la grille (et aux journée du patrimoine, la grille, elle est ouverte).
Et aujourd'hui, j'allais enfin fouler les si jolis pavés et découvrir les salles de réunions de l'intérieur. J'espérais même un peu que la réunion allait s'éterniser et que lorsque la nuit tomberait, je serais à mon tour dans cette salle, à faire rêver une petite fille qui passerait dans la rue... (sauf que bon, vu l'heure à laquelle tombe la nuit en ce moment, j'avoue qu'avoir fini en plein jour me convient fort bien !).
Or donc, cette journée avait commencé un peu dans le coltard. J'ai quitté le bureau pour rejoindre la Cour du Préfet avec une légère boule à l'estomac, et quand je suis arrivée devant la grille et que le policier m'a laissée entrer... c'était un peu ma montée des marches à moi (le tapis rouge et les marches en moins). La salle de réunion, comble de la classe, était justement celle qui donnait sur la rue. Celle avec les lustres de Castafiore. J'étais aux anges. (Quoi ? La réunion ? Ouais, ouais, c'était bien).
A la fin de la réunion, j'ai quitté à regrets la Cour du Préfet, et je suis allée récupérer mon vélo chez le réparateur de vélo. Une fois équipée de mon précieux moyen de locomotion, et après un passage éclair au bureau, je suis allée faire de petites courses à la supérette du coin de la rue. Ou comment redescendre sur terre en moins de deux et se taper une bonne petite honte pour la route.
Hier, j'avais fait mes courses là-bas et, chargée comme un mulet, j'ai oublié mon paquet de PQ à la caisse (ou comment ficher 3€50 par les fenêtres et me mettre en rogne pour la soirée). J'ai donc profité du passage en caisse ce soir pour demander si par hasard ils ne l'avaient pas gardé. Et là, la caissière se tourne vers le magasin, et faisant face à tous les clients qui faisaient la queue, lance un tonitruant "Rachel, t'aurais pas récupéré le pack de PQ de la dame en caisse hier ? Tu sais, les gros packs en promo !" Et hop, v'la de quoi divertir la 10aine de gens qui s'ennuyaient en attendant à la caisse... J'adoooore attirer l'attention sur moi !
Pour finir cette journée bi-goût, ma réconciliation avec la selle de mon vélo me laisse un bon souvenir : ce soir, j'ai mal au c*ul.
Décidément, drôle de journée...
17 juin 2007
Vous reprendrez bien un peu de culpabilité ?
Une fois par an, un dimanche de juin la culpabilité revient. J'avais pourtant réussi à la mettre de côté, à la ranger soigneusement dans un petit coin de ma tête. Mais ce jour-là, insidieusement elle revient. Ça commence quelques semaines auparavant, où chaque affiche, chaque pub, chaque slogan m'interpelle personnellement : "Et toi, que feras-tu pour ton père ?" Chaque année la réponse s'impose : rien. Je ne ferai rien. Nous sommes des étrangers pendant toute l'année alors pourquoi faire semblant d'être comme tout le monde aujourd'hui ?
Mais rien n'y fait, la culpabilité me chuchote que si lui ne fait pas ce pas vers moi, c'est à moi de le faire. Que je suis adulte maintenant et que je devrais en être capable. Que les efforts que j'ai fait n'étaient pas suffisants et que si on en est là aujourd'hui finalement, c'est de ma faute puisque c'est moi qui garde cette distance.
Je sais que lui la regrette, mais je sais surtout qu'il n'a aucune idée de son origine. Qu'il pense que je ne suis tout simplement pas très famille. Alors que moi je ne voudrais qu'une chose c'est qu'il comprenne enfin les conséquences de son éducation, qu'il me dise pourquoi rien n'était jamais assez bien, ni moi ni mes choix, mes amis, mes passions ou mes notes. Pourquoi j'avais toujours tout faux. J'aimerais qu'il me dise que je suis quelqu'un de bien, car malgré tout j'ai toujours besoin qu'il soit fier de ce que je suis. Besoin qu'il me dise que je me trompe en croyant lire du dédain dans ses yeux et dans sa voix.
Avec le temps et beaucoup de réflexion, je ne lui en veux plus. Je sais que ça n'avait pas de rapport avec moi mais avec son histoire à lui. J'estime donc avoir fait ma part du travail et je voudrais maintenant qu'il fasse la sienne en se remettant en question. Qu'il comprenne sa part de responsabilité dans les doutes qui m'empoisonnent aujourd'hui. J'ai l'impression que ce n'est qu'à ce moment là que nous pourrons avoir enfin une relation père-fille.
Pourtant, je suis incapable de lui dire tout ça. De renouer un dialogue. Et c'est là que la culpabilité intervient : si je ne suis pas capable de lancer cette discussion, alors pourquoi entretenir cette distance ? Pourquoi ne pas oublier le passé si ce n'est pour lui faire payer son attitude ? Pourtant, je ne veux pas d'excuses, mais des explications. Sans ça je ne crois pas être prête à le laisser entrer dans ma vie.
Je déteste la fête des pères, c'est pour moi une période de tristesse, de doute et de culpabilité où je ne suis jamais bien sûre de mes sentiments et mes envies. Je finis donc toujours par l'appeler, au dernier moment, et avoir avec lui l'une de ces discussions superficielles et sans intérêt dont nous avons le secret...
16 juin 2007
Un flop dans une mer d'azur
Ahhhh... Presque un an que je l'attendais, ce troisième et dernier volet des aventures de mes pirates préférés ! C'est dire mon impatience en entrant dans la salle !! Mais je dois malheureusement vous avouer que j'ai été quelque peu déçue...
Pirates des Caraïbes, Jusqu'au Bout du Monde - Gore VERBINSKI, 2007
Alors un petit rappel s'impose (rappel qui n'est malheureusement pas prévu au début du film. Bien, on est donc supposés avoir acheté le DVD et revu le 2e volet la veille, sous peine de se perdre un peu dans la complexité des alliances, contra-alliances et autres magouilles. Dommage, on y avait pas pensé...) : on avait laissé ce brave Jack croqué par le Kaken, le vilain Barbossa avait été rappelé d'entre les morts pour le sauver (ou plutôt récupérer son bateau), Will était farouchement déterminé à sauver son père des tentacules de Davy Jones, le méchant du 2e volet, et on venait de découvrir un nouveau personnage mystérieux... tout un programme.
Sauf que, sauf que... ça fait un peu plouf. Finalement le film se passe sans trop de coup d'éclat, sans belle baston, sans charge héroïque, sans cette petite flamme qui m'avait séduite dans les deux premiers volets. Alors bien sûr, ça reste un excellent film. C'est toujours superbement fait, Davey Jones est impressionant à l'image, les couleurs et les enchaînements sont top, bref, on retrouve le talent de l'équipe des précédents épisodes. Et puis il y a Jack (ahhhh Johnny...), et puis Will, et puis Barbossa (croustillant Barbossa !) - et puis Elisabeth-Keira, aussi agaçante qu'à son habitude... mais bon sang pourquoi ellle ?? -.
Mais voilà, malgé tout, il manque un petit quelque chose pour emmener le spectateur dans les tribulations de toute cette fine équipe. Alors est-ce que c'est l'absence de résumé du début qui fait qu'on a du mal à se souvenir des enjeux et à rentrer dans le film ? Est-ce que c'est la lassitude (non-non-non, on ne se lasse pas de Jack !!) ? Toujours est-il que les dialogues mordants ne m'ont pas paru aussi mordants, les batailes pas aussi prenantes, l'histoire d'amour trop cu-cul, le nouveau méchant pas assez exploité, les nouveaux personnages trop peu développés...
Même la bataille navale finale n'en finit pas de durer, quant à l'intervention de la Déesse Calypso, c'est un bide monumental. Il y aurait pourtant eu matière à en tirer parti pour un bouquet final grandiose, mais non. Au point que je me demande s'ils ne l'ont pas tournée différemment, cette bataille finale et que pour une obscure raison ils l'ont coupée au montage, parce que la pelicule a cramé ou je ne sais quoi (parce que sinon le sénariste a un sérieux problème avec l'appréciation des priorités...).
Bref, de grandes espérances quelque peu déçues, mais la trologie reste néanmoins dans son ensemble d'un excellent niveau, et on passe devant de troisième vloet un très bon moment, ce qui m'a donné envie de me refaire une soirée DVD avec le 1er...
15 juin 2007
Chuck dans le brouillard...
Une fois n’est pas coutume, je vais parler ici d’un livre
qui ne m’a pas plu (ne te réjouis pas trop, Miss Fyfe, ma vengeance viendra
plus tard !). En écrivant ces mots je me rends compte que finalement j’ai
réussi à dire du bien de tous les livres que j’ai présentés ici. Non pas que
j’aie censuré les mauvais, mais je crois bien que ça fait un moment que je
n’avais pas lu quelque chose qui m’ait franchement déplu. A croire que j’ai
extrêmement bon goût quand je choisis mes lectures (oui bon, OK, ce sont surtout
les gens qui me conseillent qui ont bon goût, mais je dis c’que j’veux
d’abord !).
Bref, cette fois-ci j’ai lu ce livre sans raison, parce que je
l’avais sous la main et que ma foi le thème avait l’air intéressant.
Brume de
Chaleur, Chuck LOGAN - 2007
Le thème en question, c’est celui de la punition
« divine », des anges exterminateurs, de la justice qu’on se fait
soi-même. Vaste programme.
Dans la région de Saint Paul (Minnesota), un mystérieux tueur en série traque les pédophiles qui n’ont pas encore été démasqués, et les condamne selon sa propre justice. Les média le surnomment rapidement Le Saint, et la population semble le soutenir. La police est sur les dents, il fait chaud, les meurtres s’enchaînent... (enfin s’enchaînent est un bien grand mot puisqu’en 350 pages il n’y en a que 3…)
Du côté des flics, les soupçons se
portent sur l’un des leurs, alcoolique, incontrôlable. Alors pour lui soutirer
des infos, on fait appel à son plus vieil ennemi (c’est d’une telle logique !!), un agent très spécial, baroudeur buriné et dont
les principes lui ont parfois joué des tours.
Le livre raconte donc cette
histoire à la fois du point de vue du flic baroudeur et de celui du meurtrier.
Du coup, on apprend d’emblée qui n’est pas le tueur. D’ailleurs quand on finit
par apprendre qui c’est, on s’en fiche royalement.
En fait, pas un seul
personnage du livre ne paraît ne serait-ce qu’un minimum sympathique, pire, ils
ne sont simplement pas suffisamment étoffés pour que l’on puisse s’y
identifier. Toute l’histoire est tirée par les cheveux, il n’y a aucune logique
et du coup il est très difficile de plonger dans l’intrigue. Ce livre se lit de
loin, de façon détachée et avec la forte envie d’en finir pour passer enfin (3
semaines que je suis dessus !!) à autre chose.
Le style est lourd, pas
naturel, et les dialogues frisent parfois le ridicule. Bref, rien ne rattrape
le niveau, pas même cette fameuse ambiance qui a donné le titre du livre, une
vague de chaleur lourde et engourdissante qui s’abat sur la ville et pèse sur
les habitants. Ce n’est qu’une élément de plus qu’on nous ressasse pendant 350
pages…
Bref, voilà le polar de l’été que vous pourrez sans risque laisser au placard, ou mieux, bien au frais en librairie. Ne me remerciez pas, je reviens bientôt avec de bonnes choses !!
06 juin 2007
Découvertes
Maintenant que j'ai un peu de temps pour me ballader sur le net, je me permets enfin d'aller fureter sur vos liens respectifs pour dénicher de nouvelles têtes intéressantes. J'ai donc pu remédier à ma frustraion due à la petite heure et demie volée à mon ex-employeur pour me consacrer à la blogosphère, ce qui m'interdisait d'étendre mes lectures.
C'est maintenant chose faite, et j'ai donc mis à jour mes liens.
Vous pourrez notemment y découvrir Everland, qui dessine des patates comme personne. Allez faire un tour chez lui si vous ne le conaissez pas, ça vaut le coup d'oeil !
Il y a Happy Few, le blog avec de la kulture à l'intérieur, et aussi parfois des anecdotes de profs qui font bien rire les anciens élèves que nous sommes...
Il y a Indilou, qui attend un bébé avec sa femme, ce qui peut paraire ordinaire, mais qui ne l'est pas.
Il y a Pincess Blog, le blog dessiné de Piti Pince qui raconte comme personne ses aventures de vie conjugale avec Pincess.
Il y a Pok, dont les Chroniques téléphages n'améliorent pas ma dépendance chronique à la télé...
Il y a Fauvette, qui raconte la vie comme elle est, avec cette petite touche de poésie qui rend le monde plus chouette.
Et puis il y a Papillon, qui parle avec des mots justes et beaucoup de pudeur de l'excision. Les mots de Papillon sont beau et portent une réfléxion qui touche toutes les femmes, et va bien au-delà de son expérience personnelle.


