28 août 2007
Panique dans la nuit
L’autre
jour, je rentrais chez moi après une agréable soirée au restaurant ; il
était tard et ce soir de semaine, tous mes voisins semblaient dormir.
Le signal
qui m’indique que je rentre tard, c’est lorsque la porte de l’immeuble est
fermée à clef. J’ai d’ailleurs pour projet de déterminer à quelle heure (et par
qui ? Moi je n’y pense jamais, sauf quand je la trouve verrouillée en
rentrant) cette porte est fermée à clef. Je me demande bien à quelle heure mes
voisins considèrent qu’il est trop tard pour recevoir de la visite (parce que
qui dit porte verrouillée dit interphone inutile et obligation de descendre
ouvrir à son visiteur…), et si quelqu’un à pris pour habitude de descendre
fermer la porte [aux douze coups de minuit ?]…
Mais je mégare.
J’ai
la chance, enfin la plupart du temps c’est une chance, d’habiter non pas dans l’immeuble,
mais dans une petite maisonnette dans la cour intérieure. Ce devait être une
grange ou une écurie ou quelque chose de tout aussi charmant (et que celui qui
me parle d’un abattoir ou d’un truc glauque du même acabit soit pendu par les
petits orteils !).
Mais je m’égare, encore !
Il se trouve que ma
petite cour est en fait bien plus que cela. C’est quasiment un jardin avec des
vieux pavés et plein de verdure, de plantes grimpantes ou tombantes, d’arbres
miniatures et même un petit bassin au milieu dans lequel les zoziaux viennent
prendre leur bain. C’est mignon tout plein, enfin surtout en été.
L’inconvénient,
c’est que cet îlot de verdure attire tout un tas de bestioles qu’en bonne
citadine je ne tolère que de (très) loin.
J’en viens (enfin) au fait.
Ce
soir-là, en rentrant de ma sympathique soirée, j’ai bien failli décéder d’une
crise cardiaque foudroyante juste devant ma porte. Car en voulant mettre la
clef dans la serrure, je découvre une énooooorme araignée à genre 2 cm de la
serrure. Je crois que j’ai battu (devant une 20aine de voisins endormis,
témoins sans le savoir de l’exploit de l’année) le record du monde de saut en
longueur en marche arrière, sans élan et sur pavés (moussus et glissants) !
Sans mentir, la bête faisait largement 3-4 bons cm de diamètre (pattes
NON-COMPRISES, je vous entends d’ici me parler d’inoffensifs faucheux à grandes
pattes), toute noire et avec des POILS !! Beurk-beurk-beurk !!
Evidemment,
pas d’objet de défense à portée de main, pas de bombe insecticide dans le sac à
main (mais à quoi je pense, bon sang ?!) et j’étais désespérément toute
seule (note pour plus tard : se faire raccompagner non pas à la porte de
la rue, mais à la porte de l’appart. Toujours !).
Là où j’ai vraiment
commencé à paniquer, c’est quand la minuterie de la lumière s’est
éteinte et que je me suis retrouvée dans le noir avec un monstre à 8 pattes prêt
à me bondir dessus au premier signe de faiblesse de ma part. Pour rallumer
le binz, je suis bien sûr retournée dans le hall plutôt que d’utiliser l’interrupteur à
côté de la porte (hahaha, elle avait cru m’avoir comme ça ?) et le temps
de revenir elle avait disparu (nooooooonn !!!).
Comme chacun sait, on est
toujours bien plus effrayé par ce qu’on ne voit pas, et à ce moment-là j’ai
amèrement regretté d’être sortie en tongs plutôt qu’en bottes, voir avec les
cuissardes de pêche du père. Autant vous dire que c’est l’œil et le doigt de
pied aux aguets que j’ai enfin fini par ouvrir cette porte et à me jeter à l’intérieur,
saine et sauve.
Qui a dit que vivre en ville n’était pas une aventure ?
Un
jour je vous raconterai ma rencontre avec un rat aussi gros que mon chat (et là
encore, je n’exagère pas !)…
26 août 2007
Un petit gout de paradis
Aujourd'hui, un post spécial Strasbourgeois. Je ne sais pas s'il sont nombreux à passer par ici, mais s'pa grave, ça donnera peut-être des idées à ceux qui voudraient venir tourister en Alsace.
Non-non, je ne vais pas vous parler de l'inauguration de l'extension de l'une des lignes de tram, ni des transports gratuits pendant 5 jours pour l'occasion, même si je me demande si les 10 nouvelles stations valent tout le tapage qui est fait... décidément, notre chère Maire a envie de se faire bien voir...
Non, je vais vous parler d'un nouveau bar qui a ouvert très récemment, et dont le concept aurait pu être conçu sur mesure pour moi...
Le Bar A Chocolat
Eh oué, un bar où on vient pour manger, boire, déguster, du chocolat sous toutes ses formes. Même qu'y parait que c'est le premier en France...
Il y a bien sûr du chocolat chaud, ou glacé, préparé avec de la vraie ganache maison. Il en existe plus d'une dizaine de sortes, de quoi venir se régaler pendant un bon moment, d'autant que ces variétés sont visiblement souvent renouvelées. Pour ma part, je ne suis pas fana du chocolat au lait... à cause du lait. Mais j'ai gouté le chocolat au thé [c'est du chocolat au lait normal, sauf que le chocolat est aromatisé au thé] de Môman et je dois dire que, si j'aurais eu du mal à finir la tasse, j'ai tout de même été plus que conquise par la subtilité du goût.
Mais ils ont aussi plein de p'tites choses à grignoter, qui vous attendent derrière la vitrine du comptoir. Toujours à base de chocolat, la présentation est originale et le mélange des parfums et des textures aguiche l'oeil et titille les glandes salivaires...
Pour accompagner mon capuccino, j'ai craqué pour un macaron cassis-violette. Un pur délice !
Il va falloir que j'y retourne pour gouter les autres parfums... Sans parler de la boutique à côté, pour ramener ces p'tites merveilles chez moi.
Alors, vous avez l'eau à la bouche ?
Le bar à Chocolat (Déclinaison Chocolat)
Rue du fossé des Tailleurs (près de la cathédrale) à Strasbourg
25 août 2007
Un monde formidable
Nous vivons dans un monde formidable.
Un monde où l'on peut gagner des sommes pharamineuses en excerçant ses talent de manipulation dans une cage dorée ou en s'affamant sur une île. Un monde où l'on rêve de célébrité plutôt que de talent et où la réussite tient à son train de vie ; où le moral des ménages est directement lié aux nombre de bagnoles vendues dans le mois. Un monde où le paraître devient plus fort que l'être, et où ceux qui dérogent à ces règles de normalité sont montrés du doigt.
Dans ce monde, qui ne tournait déjà pas bien rond, il est désormais concevable d'imaginer et d'utiliser des répulsifs à humains. Et là je dois dire que je suis sur le cul !
Depuis quelques temps déjà, certains maires ont pris l'habitude de passer des arrêtés anti-mendicité dans leurs centres villes. C'est tellement plus facile de soulever discrètement le tapis pour y cacher la poussière que de sortir l'aspirateur et entamer un grand ménage de fond. Tellement plus facile de faire croire à ses concitoyens que le problème de la pauvreté est résolu en cachant les sans-abris en dehors des endroits fréquentés. Mais comment se débarrasser des sans-abris qui se plient aux règles et ne mendient pas ? Le maire d'Argenteuil semble avoir trouvé la solution miracle : un répulsif malodorant à pulvériser dans les endroits qu'ils fréquentent. Quant on sait que la raison invoquée pour déloger les squatters de hall, c'est notamment la nuisance olfactive, ça laisse songeur...
Il semblerait que l'on puisse désormais considérer un être humain comme un nuisible, comme un chien qui vient pisser sur votre muret et qu'on décourage à coup de produits chimiques.
Selon ce brave maire UMP d'Argenteuil, ce n'est là qu'une solution de dernier recours qu'il est bien triste de devoir utiliser, et qui vient après toutes les propositions sociales qui ont été mises en place (et j'imagine qu'elles ont été nombreuses et efficaces ; que les SDF qui restent dans la rue n'y sont que par pur esprit de contradiction).
Mais pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de la logique ? Les SDF c'est sale, ça pue et ça sert à rien qu'à miner le précieux moral des Français, alors pourquoi ne pas les parquer en rase campagne et les mettre au boulot en échange du gîte et du couvert ? On pourrait, par exemple leur confier la confection de produits textiles à des prix défiant la concurrence des pays asiatiques...
Oui, décidément, nous vivons dans un monde formidable.
Des détails ici.
24 août 2007
Ma tronche en peinture
Dans la vie, on en apprend tous les jours. Par exemple aujourd'hui, j'ai appris que je suis bien plus peinturogénique que photogénique.
Grâce à Fyfe, j'ai découvert ce site, qui permet de transformer sa tronbine pour voir ce que ça donnerait si on était indienne, asiatique, vieille, un homme ou croisée avec un chimpanzé (oui, drôle d'idée, et non, vous ne verrez pas ce résultat). Mais on peut aussi découvrir ce qu'aurait donné son portrait par des peintres célèbres...
Voici donc en exclusivité mondiale, Cely vue par Modigliani, Botticelli et Mucha.
Sinon, ben sachez qu'aucune autre origine ethnique ne me sied, je suis une horreur dans chaque couleur. Par contre en mec, c'est convenable. Je me sauterais pas dessus non plus, mais en même temps ya pas de raison que je devienne canon d'un coup en changeant de sexe, hein...
En vieille, je suis toute pô belle, et je me trouve une ressemblance avec Môman et Mamamie*, ce qui m'inquiète légèrement, d'autant plus que la version ado ressemble vaguement à la version réelle...
Allez, filez vous prendre en photo et amusez-vous à vous prendre pour une muse (mais surtout, montrez-moi le résultat, hein ;o) !)
* [Soyons clairs, je ne trouve pas que Môman et Mamamie sont moches, hein, c'est juste que je retrouve la formes de certaines rides...]
20 août 2007
Coiffeur et damnation
Il y a des moments comme ça dans la vie, où il faut se rendre à l'évidence et accepter son destin, aussi terrible soit-il.
Mon destin, de toute évidence, c'est d'avoir, toute ma vie, une saleté de coupe de cheveux toute moche ! Ou plutôt, une chouette coupe, pour quelqu'un qui aurait, genre, au moins une main droite. Manque de bol, j'en ai deux gauches, et je suis même pas gauchère !
Vous avez deviné, ce week-end j'ai fini par aller chez le coiffeur. Pas mon super coiffeur tout droit tombé du ciel, et qui, rappelons-le, exerce à environ 100bornes de chez moi, non, un tout nouveau salon que j'avais pas encore testé et qui était number one sur ma liste de prétendants à la place de coiffeur-sauveur...
Au vu du résultat, il semblerait qu'il existe bel et bien un destin capillaire... A moins que ce ne soient mes cheveux qui se jettent spontanément (par désespoir ?) et en ordre rangé sous les ciseaux, parce que figurez-vous que bien qu'ayant donné des instructions différentes et coiffée par une autre personne, je me retrouve avec quasi exactement la même tête que l'an dernier (j'ai pas réussi à prendre de photo concluante, mais pas besoin finalement, puisque c'est pareil qu'ICI).
Bon, j'admet que cette fois c'est bien fait et que par miracle elle n'a rien effilé (Dieu Merci, j'évite au moins les mini queues de rat dans la nuque !). Mais quand même, j'en ai un peu mare de voir cette même tête en sortant de chez le coiffeur, alors que je voulais juste un peu de changement...
Du coup j'envisage de nouveau assez sérieusement de tout couper et revenir à une coupe très courte... J'envisage aussi d'attendre 3 semaines que ça repousse un peu et de transformer ça en carré court. Accesoirement je suis aussi un peu tentée par quelques mèches, pour faire ressortir la blonde-attitude qui est en moi... Ou peut-être une petite coloration extravagante, j'ai une amie à qui le orange va super bien...
Rhâââââ !!!! Non mais vous voyez dans quel état ça me met ces ridicules histoires de tifs ?! 1h devant le miroir à tenter des trucs présentables les jours pairs, et les jours impairs je fuis mon reflet comme la peste...
Alors que tout ce dont je rève, moi, c'est ça :
(mais j'ai pas les cheveux bouclés...)
ou ça (mais j'ai un tout petit front...)
Jamais contente, hein...
14 août 2007
Petites contrariétés et achat du jour
Gnnn... Hier rien n'a été comme je voulais. C'tagaçant !
Pour commencer j'avais décidé de faire une petite balade photo en ville, apperçevant le ciel bleu par le coin de ma fenêtre, je suis sortie en pantalon blanc et tongs... Sauf que par le coin de ma fenêtre je ne voyais de toute évidence pas le bon côté du ciel, et qu'en 10mn, je me retrouve sous une averse du feu de dieu. En 3 secondes je suis trempée, même plus la peine de rentrer.
Les pieds mouillés, le cheveu raplapla et l'impression d'avoir les fesses à l'air (pantalon blanc + vent + pluie dans le dos = ...), je me dirige vers le monop pour m'abriter. Ce n'était en fait qu'un prétexte fumeux, je l'avoue : samedi j'avais repéré un chouette petit sac chats en vinyle. J'avais hésité à le prendre à ce moment-là, raport au fait que j'ai pas vraiment besoin de sac. Sauf que j'y ai pensé tout le week-end et que je m'étais décidée à me faire ce pti plaisir hier. Oui je sais, entre temps j'ai pas plus besoin de sac, mais bon, il était vraiment trop chou... Enfin en même temps ça n'a pas d'importance vu qu'évidemment c'était le dernier, et que quelqu'un était passé avant moi pour me le chiper... Méheuuuuu, j'le voulais moi ce p'ti sac !
Comme la pluie avait cessé genre 10mn après m'avoir tout bousillé mon look, et que je començais à en avoir légèrement marre de ma tronche, je me suis dit qu'une petite impulsion coiffeur pourrait rattraper ma journée. Je fais le tour de mes 4 coiffeurs potentiels de remplacement (parce que mon vrai coiffeur, celui qui avait réussi à faire disparaître ma malédiction de la coupe pourrie, il était près de mon ancien boulot, à savoir à presque 100 bornes, 20€ de train aller-retour, autant dire le bout du monde...) et pas moyen d'en trouver un qui ait le temps de me prendre. A croire que toute la ville avait décidé de se refaire une beauté précisément hier.
Après ces petites contrariétés, j'ai quand même décidé de me faire un petit cadeau. Alors à la place du sac chat, j'ai filé à la librairie, et j'ai opté pour ça :
J'avais découvert les 2 premiers tomes il y a presque deux ans, et j'avais adoré. J'ai attendu un peu pour lire la suite et je ne suis pas déçue. Ce sont des polars fantastiques avec des enquêteurs particuliers : Jim et Jenna, que nul n'a jamais apperçu ensemble, et pour cause...
Les personnages secondaires et les intrigues sont amusants et décalés, les dessins pleins d'humour et très colorés. Un petit régal pour les yeux, de quoi se remonter le moral.
Juste ce qu'il me fallait pour rattraper la journée, chuis ravie !
12 août 2007
De l'avant
J'ai envie d'écrire en ce moment, mais je ne sais plus trop quoi dire, les mots ne viennent pas, je me sens vidée. Je me dis que j'ai toute une vie à reconstruire, des projets à imaginer, à rebâtir. De nouveaux rêves à inventer. J'ai la cervelle qui carbure à donf', les engrenages en roue libre, essayant de reprendre le contrôle du mouvement.
Parce que plus que l'absence, que le sentiment de trahison de se sentir rejetée par celui qu'on aimait et avec qui on pensais faire sa vie, c'est cette remise en perspective qui est difficile. Admettre que tout ce vers quoi on s'orientait jusque là n'existe plus et qu'il faut tout reprendre à zéro. Oublier ses projets à deux et se recentrer sur soi et soi seule. Difficile de savoir par quoi commencer...
Je crois que je vais opter pour des cours de photo, et me remettre à l'espagnol. Ca me semble un bon début, non ?

* Perspective*
Mon état d'esprit en ce moment...
07 août 2007
Puisque tu pars...
Cède, pour cause départ définitif, produits de base indispensable à la survie du mâle de la maison...
05 août 2007
Parée pour l'été...
Quitter un job peut avoir pas mal d'avantages, parfois, et l'un d'entre eux c'est la sympathique cagnotte de départ... J'ai réfléchi longuement à ce que j'allais m'offrir avec mon petit pactole, et j'ai finalement décidé de ne pas craquer pour des folies de chaussures, ni de refaire entièrement ma garde-robe ou garnir ma bibliothèque pour les mois à venir, mais plutôt d'investir dans un petit objet ludique et utile : un appareil photo numérique.
Évidemment, décider de s'offrir un appareil photo c'est facile (encore que dans mon cas, ce genre de décision peut prendre environ 20ans...), le choisir, c'est une autre paire de manche. Surtout quand comme moi on n'y connaît que dalle et qu'on a environ 10 ans de retard dans le domaine de la photo. Pour vous dire, le guide Feunac aurait aussi bien pu être rédigé en chinois, j'aurais pas été moins avancée...
J'ai donc glané des infos à droite à gauche chez des passionnés de photo (merci Denis !), des utilisateurs lambdas, et j'ai dû tenir la jambe d'à peu près tous les malheureux vendeurs de la feunac (ma tête doit actuellement être entourée d'une cible dans les coulisses, avec la mention "sangsue de l'année"...).
Tout ça pour orienter mon choix sur un compact Casio, qui m'a l'air fort sympathique et dont les premiers tests sont plutôt concluants.
Voilà, je suis ravie de ma nouvelle p'tite chose, j'ai plus qu'à profiter du soleil de ces prochains jours pour m'amuser un peu...



