Le p'ti monde de Cely

Un peu de ciné, beaucoup de lectures (ou l'inverse) et plein de petites histoires de la vie. Bienvenue dans mon p'ti monde !

26 septembre 2007

Comprendre, c'est tout.

Diable, ça fait une éternité que je n’ai pas parlé de bouquins ici… Il y a du relâchement dans l’air, rien ne va plus ! Je vais donc remédier à ce laisser-aller scandaleux et vous parler du petit dernier que je viens de finir. Ce livre est sur ma liste depuis le mois de mars, mais entre temps on m’en a tellement prêté que je n’avais pas eu le temps de m’y intéresser…

L’Attentat - Yasmina Khadra, 2005
AttentatLe livre raconte l’histoire d’Amine Jafaari, un éminent chirurgien respecté de ses pairs et admiré de son entourage. Amine est musulman et il vit en Israël. Pour lui ça n’a jamais été un problème. Peu impliqué dans sa religion, il est bien loin des préoccupations de la guerre qui fait rage entre son pays d’adoption et celui de ses racines, se contentant de soigner les blessés lors des attentats.
Alors lorsqu’il apprend que le dernier attentat-suicide en date, dont il a opéré les victimes, a été provoqué par sa propre femme, son monde bascule. Il décide alors de comprendre comment sa femme a pu renoncer à la vie pour une cause qui ne la concernait apparemment pas, et surtout, comment lui a pu passer à côté de ce changement radical chez elle. Il entame alors un pèlerinage sur les traces de ses derniers jours et renoue avec son passé et ses origines.

J’ai trouvé ce livre très dur. Le personnage principal vivait dans un bonheur artificiel qu’il se fabriquait en ignorant consciencieusement ce qui se passait dans le monde qui l’entoure et le jour où la vitre sans teint de ses illusions vole en éclat, c’est toute sa vie qu’il faut remettre en question.
Du jour au lendemain, il est abandonné par ses collègues, ses voisins, ceux qu’il pensait être ses amis. Presque seul au monde, alors qu’il retourne dans son passé pour tenter de comprendre, il se trouve confronté à un tout autre monde, une toute autre forme de pensée, qu’il ne parvient pas à comprendre.
Cette communication impossible entre deux mondes m’a rendue triste, elle montre à quel point l’issue de cette guerre est impalpable, improbable. Ce livre renvoie aussi à la solitude de celui qui veut fuir ses racines et se retrouve inexorablement ramené vers elles.

Il n’y a aucun espoir dans ce livre. Pas un brin d’optimisme ou de ciel bleu au loin. Rien que les relents de morts que la guerre traîne dans son sillage. Dire que je l’ai aimé serait alors un bien grand mot. La lecture n’a certes pas été agréable, mais elle permet en quelque sorte une remise en perspective de nos petites vies sans soucis et sans drame…

Ce livre est en fait le second volet d’une trilogie, après Les Hirondelles de Kaboul et avant Les Sirènes de Bagdad) du même auteur, consacrée à ce thème.

Posté par Celynet à 15:57 - Un peu d'lecture ? - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


21 septembre 2007

Changement de décor ?

Quand y en a marre, et qu'y a plus de malabar, il faut bien se résoudre à agir...
RainL'autre nuit, j'ai encore eu la joie suprème de me réveiller à 5h du mat (est-il nécessaire de rappeler que je suis PAS du matin ??) pour constater qu'il était encore en train de me pleuvoir dessus... Cette fois j'ai même pas eu le courage de mettre en marche le branle bas de combat pour déplacer le lit et le mettre à l'abri. Sachant que 2 jours plus tôt il avait été innondé pendant que j'étais au boulot, et qu'il n'était pas encore complètement sec, j'étais plus à ça près. Et surtout, j'ai rajouté des meubles dans la chambre et il n'est maintenant plus possible que le lit ne soit pas en dessous de la fuite...
Comme j'ai prévenu et re-prévenu le proprio ainsi que l'agence immobilière, et que soit-disant ils font venir quelqu'un pour le toit à chaque fois, ce qui se révèle aussi peu efficace que la pile de serviettes éponges pour absorber la fuite, j'ai relativement peu d'espoirs quant à l'amélioration de la situation...

Alors voilà, je l'admets... Ca y est la mafia espagnole a eu ma peau...
[NDLA : la mafia espagnole c'est juste parce que mon cher voisin et proprio est d'origine espagnole, de même que le gérant de l'agence et que tous les ouvriers que j'ai eu l'occasion de voir intervenir chez moi. Non pas que j'aie quelque chose contre les espagnols, mais le fait que tous ceux à qui j'ai affaire en ce qui concerne l'appart se connaissent, m'a fait penser à une sorte de clan. C'était surtout en référence au Effebyaille et à la Ciaïllé de Fyfe, et parce que mon problème d'infiltration ne date pas vraiment d'hier, comme vous pourrez le constater ici ou ]
Eh oui, bien que je soie littéralement tombée amoureuse de mon appartement à la seconde où j'y ai mis les pieds ; bien que je voue une adoration sans faille à mon quartier et à ses habitants colorés et étéroclytes ; bien que je vienne de passer 2 mois à faire des pieds et des mains pour faire installer correctement une ligne de téléphone (mit Internet bitte schön) dans ma grotte ; bien que le chien des voisins m'adore et que j'aie un médecin dans mon immeuble ; bien que je n'aie aucune chance de trouver une surface pareille au même prix... je suis en train d'envisager très sérieusement de déménager.

Parce que je n'en peux plus de stresser à chaque fois qu'il y a une grosse averse. Parce que j'en ai assez de rentrer chez moi et trouver mon lit innondé ; parce que je ne supporte plus l'odeur de chien mouillé de mon linge qui a (mal) séché. Parce que j'en ai marre de sortir des fringues qui puent le renfermé, voire qui sont carrément moisies, de mes placards...

Evidemment, comme je suis amoureuse de cet appart, je fais ma difficile, et je n'ai pas encore posé mon préavis. Je crois que secrètement j'ai encore l'espoir que mon voisin/proprio se jette à mes pieds pour me retenir et se décide enfin à faire venir quelqu'un de compétent pour régler ce problème d'infiltration.

J'ai tout de même commencé mes visites cette semaine. J'ai vu un appart vraiment très joli, un peu plus grand (beaucoup plus cher), mansardé mais pas trop, avec poutres apparentes, vraiment mignon. Mais... mais j'arrive pas à m'imaginer habiter ailleurs. Dans un autre quartier, dans un autre immeuble, dans un autre appart. Malgré tous ses désagréments, je reste amoureuse de mon appart et j'ai vraiment pas envie de le quitter. Pourtant, un nouveau départ me ferait le plus grand bien. Mais là, j'arrive pas à m'y résoudre.
La vie c'est compliqué de fois, hein...
[comment ça c'est moi qui me complique la vie ?!?]

Posté par Celynet à 21:26 - Ma vie à moi - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2007

Des jours...

voodooYa des jours comme ça où la vie, ça fait chier.

Des jours où on se lève du pied gauche parce que le réveil, plutôt qu'une agréable chanson, a craché la voix tonitruante d'un animateur racontant une blague pas drôle (ça s'appelle une mauvaise synchro...)

Des jours où on croyait avoir appuyé sur "repeat" alors qu'en fait on a éteint le réveil.

Des jours où, du coup, on se réveille en sursaut 5mn avant l"heure du départ, et où évidemment on a une tronche de déterré précisément le jour où on n'a pas le temps de cacher l'ampleur des dégâts avec du maquillage.

Des jours où une espèce de petite bruine minable (j'insulte la bruine si je veux !) nous accompagne pendant le trajet à vélo et où on arrive au bureau le cheveu plein de charmants petits frisottis.

Des jours où nos collègues le remarquent et nous accueillent avec un "Oh, vous vous êtes dépêchée ce matin Madame Cely" (gnnnnn...).

Des jours où la matinée est interminable, s'étire comme une semaine et où on n'a rien d'intéressant à faire (pas rien du tout, non, juste rien d'intéressant).

Des jours où à midi on n'a ni envie de manger avec les collègues, ni de manger seule, ni de rentrer chez soi (fé froiiiid, ya du veeeeent), ni envie d'un resto, et encore moins d'un sandwich.

Des jours où le temps de se décider l'heure de pause est presque passée et on finit au même endroit que la veille, avec la même chose dans l'assiette. Sauf qu'hier, c'était bon...

Des jours où quand on lit, les pensées s'échappent et quand on les laisse vagabonder elles s'écrasent au coin de l'assiette.

Des jours où il n'est pas tombé une seule goutte de pluie de la journée (la bruine, c'est pas vraiment de la pluie, hein) sauf pendant les 10mn du trajet retour à vélo.

Des jours où les piétons ont tous des envies suicidaires et se jettent sous nos roues tous les 3m.

Des jours où il n'y a même plus de nut' dans le placard pour rattraper la journée....

Moi j'vous l'dis, vivement ce soir la finale de Koh-Lanta que la journée se finisse !!
Encore que... si ça se trouve c'est un jour à voir gagner Kevin... Rien que pour finir en beauté...
Mpffff....

Posté par Celynet à 18:06 - Ma vie à moi - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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