Le p'ti monde de Cely

Un peu de ciné, beaucoup de lectures (ou l'inverse) et plein de petites histoires de la vie. Bienvenue dans mon p'ti monde !

30 octobre 2007

Par pack de deux

inseparablesCa fait maintenant plusieurs mois que je suis de retour dans le joyeux monde des célibataires, et jusqu’ici ça me convenait plutôt bien.
Du temps pour moi, plein. Tout l’argent investi dans les voyages pour faire survivre une relation à distance à nouveau disponible pour me faire plaisir à moi et rien qu’à moi. Plus de soucis à se faire pour deux, juste mes propres problèmes à régler. Du temps pour de nouvelles activités et de nouvelles rencontres.

J’ai donc réinvesti un max dans ma vie sociale, légèrement moribonde quand on passe son temps à faire des aller-retours et qu’on y met tout son pécule. J’ai revu plein d’amis, ai découvert de nouveaux resto, me suis inscrite à des cours et retrouvé les moyens de fréquenter une salle de sport. Bref, la belle vie. Je pensais avoir plutôt bien négocié ce virage à 90°.

Jusqu’à ce que je commence à envisager des vacances. Ca doit bien faire 3 ans que je n’ai pas pris de vacances ; que je ne suis pas PARTIE en vacances plutôt. Je me suis logiquement dit que j’allais me faire ce p’ti plaisir et que j’allais m’offrir un séjour pour une destination de rêve : les Etats-Unis, le Japon, les Îles, un vrai voyage, quoi.
Et là j’ai réalisé que si je voulais ce séjour, j’allais devoir le faire seule. Que mes amis sont en couple et que les rares (les deux en fait) qui ne le sont pas, ne partagent pas ma conception des vacances. C’est là que je me suis rendue compte que ce n’est pas d’être célibataire qui est difficile, c’est que les autres ne le soient pas aussi. C’est que passé un certain âge (visiblement la fin de 20aine), tout le monde se balade par deux et que ceux qui se baladent seuls se retrouvent forcément à part.

Et c’est là que la pression sociale commence. On commence à se sentir un peu à l’écart, puis les amis en couple s’efforcent de vous inciter à rencontrer du monde (sous entendu des hommes), non pas qu’ils pensent que vous serez mieux accompagnée, mais ils se sentiraient moins coupables de vous voir à part. Et puis la famille s’en mêle (« oh mais tu as bientôt 30 ans, faut commencer à penser aux enfants, comment tu vas faire ? »), et bientôt on ne voit plus que les packs de yahourts par 12, les pizzas vendues par 5, les kilos de légumes surgelés ou les suppléments chambre individuelle des agences de voyage (ce que je trouve proprement révoltant ! Non seulement tu te tapes le voyage seule, entourée de couples, mais en plus tu raques plus cher… Faut vraiment le vouloir, pour faire un voyage organisé toute seule !).

C’est comme ça que petit à petit, j’ai commencé à me dire qu’il faudrait que je me trouve quelqu’un. Quelqu’un pour partir en vacances avec moi ou bouffer des yahourts et des tonnes d’épinards surgelés. Quelqu’un pour me tenir compagnie dans les dîners entre amis et partager le crédit de l’appart que je ne pourrai jamais me payer seule...

Après une bonne semaine à déprimer sérieusement sur le vide de ma vie, je me suis rendue compte de la futilité et de la perversité de ce raisonnement. Je ne suis pas malheureuse et la compagnie d’un homme ne me manque pas. Pourquoi alors devrais-je répondre aux signaux de cette société et me trouver quelqu’un. La seule raison d’être de ce couple serait alors simplement mon envie de partir en vacances accompagnée ou de rentrer dans un moule ?
De là à se jeter dans les bras du premier venu, il n’y a qu’un pas…
Et si j’attendais simplement de rencontrer un gars bien, plutôt que de « me trouver quelqu’un » ?

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15 octobre 2007

Doudouland

Vue chez Tirui, une chaîne en libre service sur les Doudous de notre enfance. J'ai trouvé ça mignon et je me suis dit que ce serait l'occasion de donner son quart d'heure de célébrité bien mérité à "MonLapin".

MonLapin

MonLapin (oui-oui, en un mot : c'est son nom) est un doudou home-made qui m'a été offert par une amie de Môman à ma naissance. Je ne sais pas à partir de quand je l'ai élu doudou préféré, mais je me souviens en tout cas qu'il se disputait la place avec un gros animal orange, je crois que c'était un ours mais je ne suis plus bien sûre... c'est dire si ça remonte à loin.

En tout cas vers l'âge de 5-6 ans, si je vivais entourée de peluches (au point que Môman avait fini par leur mettre des petits colliers de laine, mettre des petits clous aux murs et de décider que leur place de rangement ce serait au mur, tellement y avait plus de place dans les malles...), c'est lui le seul qui avait le grand honneur de dormir avec moi. Il a partagé mon lit pendant de longues années et à l'heure actuelle, si je ne dors plus physiquement avec lui, il n'est pas bien loin puisqu'il trône sur la commode de ma chambre, avec 3-4 autres de ses congénères qui ont une place particulière dans mon coeur.

Vous aurez sans doute constaté que je parle de MonLapin au masculin, et ce malgré la jolie robe qu'il porte. En effet, MonLapin est un garçon. Je me souviens encore du jour où on m'a dit que non-non-non, comme il portait une robe ce devait être une fille... Moi j'avais pas vraiment remarqué à cette époque que c'était une robe et mon côté garçon manqué a décidé que ce serait un mâle... Je n'ai pas pu, même après le choc de cette révélation (Mamannnn, MonLapin est une fiiiille ?!?!?) me résoudre à lui faire changer de sexe.
Vous aurez aussi certainement constaté que MonLapin est aveugle, le pauvre... A l'origine évidemment il avait des yeux. Je crois bien que c'est mon chien qui les a boulottés un jour par pure vengeance... Môman avait promis de les recoudre, mais comme j'étais déjà ado et que la cécité de ma peluche préférée ne me faisait pas criser, ça n'a jamais été une priorité et le pauvre est resté aveugle...

Il n'en était évidemment pas à ses premières misères, puisqu'il avait déjà été amputé puis recousu d'un bras, ainsi que de la tête... Le bras c'est tout simplement parce que je le trainais toujours par le même bras et qu'un jour la couture cédé... Môman a dû intervenir en urgence pour le sauver, c'est limite si on a pas dû conserver le membre amputé dans de la glace en attendant l'intervention...
La tête c'est parce que frérot, qui était bien méchant, a un jour fait tournoyer MonLapin en le tenant par la tête et que le reste de son corps s'est détaché (et là j'ai vraiment cru que c'était la fin...). Si je me souviens bien il me faisait du chantage, et j'ai pas cédé...

Voilà l'histoire de MonLapin. A l'occasion j'irai fouiller dans les cartons de Môman pour voir s'il n'y a pas quelques photos d'époque à rajouter.
A votre tour maintenant, prend le relai qui veut...

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14 octobre 2007

Leçon de choses

CreamVendredi, j'ai décidé d'acquérir un anticernes. Depuis le temps que je me lamente sur mon air en permanence fatigué, je me suis dit que si je me battais avec les outils prropriés, j'aurais tout de suite moins de raisons de me plaindre.
Une amie m'ayant recommandé celui de bodyshop (enfin chez Hélène, on conseille plutôt celui de Sisley, mais bon 35€ pour un anticernes, je trouve ça légèrement démesuré..), et comme j'ai une carte de fidélité chez eux, je me rends donc en toute innocence dans la boutique et examine le présentoir maquillage.

Là je découvre qu'il existe des anticernes en crayon ou des fluides avec un pinceau intégré, pis ya tout un tas de fond de teint et de teintes différentes...

Hem comment dire... Je suis une brèle en maquillage. Pour moi se maquiller ça veut dire mettre une crème à la carotte qui donne bonne mine, un peu de couleur sur les paupières et un peu de noir sur les cils. Les jours de gala je peux même aller jusqu'à mettre quelque chose sur mes lèvres, voir un peu de fond de teint, si jamais mon dernier échantillon en date n'est pas vide.
Bref, vous comprendrez donc mon désaroi devant cette profusion de produits sur l'étagère...

Evidemment, une charmante conseillère repère mon air déboussolé et s'empresse de me prendre sous son aile...
Là, j'apprends que l'anticerne ça se met pas sans fond de teint (hem, va falloir que j'investisse dans un fond de teint aussi alors... mais lequel ? crème ? poudre ? compacte ? fluide ?).
J'aprends aussi que pour ma peau qui brille un max (je suis un cas unique et assez désespéré : je transpire du nez et je vous garantis que c'est un vrai défi pour se maquiller !!) il me faut une crème matifiante (tiens justement hop, celle-ci aux algues est crès-crès bien, pis elle sent bon).
J'apprends qu'en plus de la crème de jour, il me faut un gel nettoyant (j'en ai déjà un, mais il parait qu'il n'est pas tellement adapté...ah bon, ben je vais aller dire ça à la vilaine dame de la pharmacie alors ?).
J'apprends qu'il me faut aussi un exfoliant, mais un exfoliant doux qui n'agresse pas ma peau (oui, siouplé, si on pouvait éviter d'agresser ma peau ce s'rait sympa) genre par exemple ce masque au miel qui sent trop bon et qui élimine les vilaines cellules mortes et dégage les pores.
J'apprends qu'après le masque, il faut pas juste rincer à l'eau (malheureuse, l'eau c'est hyyyyper calcaire et tout ce calcaire sur ta peau mais c'est atroooooce !!). Donc faut utiliser un tonique épicétou.
J'aprends enfin qu'une crème de jour, aussi matifiante soit-elle, ne suffit pas mais alors pas du tout ! Faut ab-so-lu-ment une crème de nuit aussi. Ben pour la nuit, quoi !

Je récapitule... Pour pouvoir utiliser mon anticerne que j'ai pas encore, il me faut un masque exfoliant, un tonique, une crème de jour, une crème de nuit, un gel nettoyant et un fond de teint... Pfiouuuu non mais vraiment vous avez tout ça, vous ??? Et moi qui pensais qu'on se lavait avec un gant de toilette, un bout de savon et de l'eau du robinet... visiblement j'avais tout faux...

Comme je sais pertinament que la brave conseillère a essayé de me vendre la moitié de la boutique dans le seul et unique but d'améliorer sa prime, que je ne suis pas convaincue que de la crème matifiante puisse changer quoi que ce soit à mon problème de brillance de peau, que toute la panoplie n'est certainement pas indispensable et que de toute façon je ne suis pas crésus, ben je suis repartie sans mon anticernes (vu que je n'avais pas envie d'acheter de fond de teint) mais avec la crème de jour, le tonique et le masque exfoliant au miel qui sent cro-cro bon.
J'ai essayé tout ça ce week-end et si effectivement sur le moment ma peau est plus douce, au bout de quelques heures elle redevient exactement comme elle est d'habitude, c'est à dire ni particulièrement douce ni particulièrement rèche... (de la peau de visage, quoi...). Mais la bonne odeur reste un peu plus longtemps et puis c'est agréable de "faire la fille" le week-end quand on a le temps (parce que le matin en ce qui me concerne, c'est 5mn chrono, je vais pas non plus rogner sur mon temps de sommeil, hein !)

Et vous, vous utilisez quoi pour vous faire beau/belle ??

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09 octobre 2007

Rencontre du troisième type

elliptiqueHier soir, comme presque tous les soirs depuis maintenant 10jours, j'ai été à la salle de sport pour évacuer mon lot quotidien de transpiration et lutter âprement pour transformer du gras flasque et mou en joli muscle mince et ferme (les coachs sportifs : alchimistes modernes ??).

J'aime de plus en plus ces rendez-vous du soir. L'ambiance est vraiment chouette et j'ai un peu l'impression de retrouver des camarades de classe. On n'est pas encore très nombreuses, alors on retrouve souvent les mêmes têtes aux mêmes heures et de petits liens visuels se tissent, autant d'encouragements mutuels par les clins d'oeil ou les sourires. J'apprécie surtout ce moment hors du temps rien que pour moi, où je peux me permettre de ne penser à rien du tout.
En transpirant, j'évacue la tension de la journée, mes doutes, mes craintes quant à mon avenir et la pression que je me mets inconsciemment pour "réussir". Pendant 1h30 je suis juste moi et ma volonté de tenir le temps que je me suis imparti sur cette machine. Sans compter que je me rends compte que mon état de délabrement physique n'était pas aussi avancé que je ne l'imaginais, voilà qui est réconfortant.
Et quand je rentre chez moi après cette séance, je me sens bien : reposée, calme et j'ai bizarrement l'impression d'avoir plus de temps pour moi à la maison.

Ce que j'aime, c'est finalement ce sentiment d'anonymat et de communauté. Ça parait antinomique et pourtant non : on a beau se retrouver tous les soirs et se reconnaître, voir même s'appeler par nos prénoms, on n'en reste pas moins des inconnues les unes pour les autres. Des inconnues qui partageons un moment ensemble avant de se séparer.

Alors autant vous dire que lorsque j'ai vu débarquer Mamlacheffe, ma directrice, qui venait en repérage pour une éventuelle inscription, je lui ai fait un grand sourire tout en priant de toutes mes forces pour qu'elle choisisse un autre club ! Pas question de la voir intégrer mon nouveau p'ti cercle de transpireuses anonymes !

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08 octobre 2007

La grande classe !

Petite scène de la vie nocturne...

Ce soir, je rentre chez moi après avoir été boire un p'ti verre de fin de semaine, et je finis ma clope devant la porte d'en bas. Là un p'ti gars se la ramène genre je louvoie pour faire comme si "oups, tiens voilà que je croise ton chemin par hasard". Je le vois s'approcher du coin de l'oeil et je me dis que je suis bonne pour lui filer une clope...
Surprise, il se contente de me demander du feu. Fait mine de s'éloigner après avoir allumé sa clope et puis se retourne genre "rho je suis timide et j'osais pas te parler" et me dit que je suis charmante. Mouais, approche classique et totalement naze. J'écrase ma clope et sors mes clefs. Puis il enchaine en me proposant de faire connaissance. Je refuse gentiment parce que bon il a pas l'air super à l'aise et l'espace d'un instant j'ai vraiment cru que je lui avais vraiment tapé dans l'oeil.
Mais il ne lâche pas le morceau et me propose de rentrer avec moi (mais oui, bien spur, je laisse entrer n'importe qui chez moi en plein milieu de la nuit...). Je refuse plus fermement et me tourne vers la porte. Il me demande ensuite si je "l'ai déjà fait avec un Algérien". Ben non, mais je vois pas trop ce que la nationalité à affaire avec le sexe... Là il m'assure que si je le fais avec lui, jamais je ne l'oublierai (tssss la pub mensongère, c'est pas bien mon p'ti bonhomme...) et croit bon de me préciser que le sienne fait 35 cm... Mon éclat de rire a eu l'air de le décontenancer, ce qui ne l'a pas empêché de me donner rendez-vous vendredi (en me disant "pense à moi avant de dormir" beurrrrrrk !!!).

Pfff... se faire aborder par un chaud lapin devant chez soi, ça craint...
J'espère qu'il aura trouvé de quoi satisfaire sa libido de 35cm d'ici vendredi sinon je vais plus pouvoir sortir de chez moi...
[chuis trop polie des fois... en même temps j'ose pas trop remballer méchament surtout toute seule la nuit...]

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07 octobre 2007

Sans dessus-dessous

Cet été, j'ai fait une découverte qui va, j'en suis certaine, révolutionner ma life !
Attention, ce sujet est à haute valeur intellectuelle ajoutée...

Jusque là pour moi, le monde des sous-vètements se découpait en deux options : la culotte et le string.
Quand j'ai commencé à faire attention à ce que je portais sous mes habits, j'ai d'office exclu les strings. Pour moi c'était moche, vulgaire et surtout très inconfortable. Pis bon, ben c'était pas vraiment à la mode. J'avais bien deux-trois connaissances qui vantaient leurs mérites et tentaient vainement de m'expliquer à quel point la marque de l'élastique sous le pantalon, c'était limite une incarnation du diable en personne, une offense au dieu de la mode et un répulsif à mecs encore plus efficace que le cheveu gras ou la gambette poilue, rien n'y faisait.
Me restait donc l'option culotte, assez confortable mais parfois à fort effet boudinisant et pas toujours bien coupée. Faute de mieux, je m'en contentais.

Quelques années plus tard, et devant sa popularité grandissante, j'ai consenti à envisager le port du string, fortement encouragée, il faut dire, par l'Homme de l'époque, qui ne jurait que par eux. J'ai donc eu ma période string, qui ne m'a pas satisfaite plus que la précédente...
Je trouvais toujours ça moche et inconfortable, et surtout fallait faire attention à plein-plein de détails. Genre que le p'ti triangle de derriere ne dépasse pas du pantalon quand on est assise, que les p'tites lanières ne soient pas trop serrées pour ne pas faire apparaître le méga-bourrelet que tu te demande d'où il sort, mais pas trop lâches non plus histoire que l'objet reste en place même en cas d'enlevage du pantalon...
Bref, tout un casse-tête qui fait qu'il n'était pas possible de porter n'importe quel dessous avec n'importe quel dessus et que par conséquent le choix de la tenue devenait un véritable casse-tête en fin de semaine...
Assez souvent, aucune des deux options n'étant satisfaisante, j'ai renoncé à un ensemble pour cause de boudinage du bas de ma personne...

Jusqu'à cet été, j'étais donc revenue à ma période culotte, avec de temps en temps une incursion de sa version mini. Jusqu'à cet été parce que là, au détour d'un rayon lingerie, j'ai découvert le boxer. Enfin je sais pas si c'est son vrai nom, parce qu'il ne ressemble pas trop à sa version masculine.
Le principe est tout bonnement génial, je me demande comment j'ai pas remarqué ça plus tôt !!
Une taille basse qui se porte pile-poil à l'endroit au plus faible potentiel boudinisant, de larges bandes sur les cuisses, sans élastique, ce qui ne désavantage pas les fessiers à forte personalité. Du coup, un confort absolu, pas de marque d'élastique, pas de pantalon qui gratte, le dessous tip-top, quoi !

Le boxer est donc devenu, depuis cet été, mon nouveau meilleur ami.
Alors quand hier, au détour d'une expédition chez h&m (au cours de laquelle j'ai craqué pour un pyj coocooning), je suis tombée sur lui... ben j'ai pas résisté !

Boxers_hm
[L'est-y pas mimi avec ses couleurs acidulées ?]

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02 octobre 2007

Opération Bombasse

bikiniC'est après avoir été agressée par le miroir de ma chambre, puis celui de la cabine d'essayage, rapidement suivi par le pantalon soi-disant large que j'étais en train d'essayer, que j'ai compris qu'il était temps d'agir !

C'est donc pleine d'un regain de motivation et farouchement déterminée à rabattre le caquet de ce pantalon mal coupé, que j'ai fait le tour des salles de sport du quartier. J'ai fini par opter par la p'tite nouvelle qu'est rien que pour nous les fââââmes.
Ce qui m'a motivée en premier lieu, j'avoue que ce ne sont pas les services (qui sont grosso modo les mêmes partout) ni même le prix (qui est tout de même assez intéressant) mais l'idée que comme la salle vient d'ouvrir il n'y aurait que des p'tites nouvelles débutantes et par conséquent pas de super top model que tu te demandes si c'est pas tout simplement des produits marketing d'appel, embauchés par le club pour te donner de l'espoir, genre "Regarde ce que tu pourras devenir après 3 ans d'efforts [et le prix de 3 croisières aux Caraïbes -avec Jack Sparrow of course-]".
Oui parce que moi face à ce genre de phénomènes j'ai tendance à me sentir misérable et à tenter vainement de me fondre dans la machine de cardio (et vous conviendrez que se fondre dans un rameur quand on est en train de cracher trois poumons, c'est pas une évidence...) [oui, j'ai trois poumons, si je veux !]

ShoesÉquipée de mes baskets toutes neuves et d'un vieux jogging, j'ai vaillamment sauté le pas. Vaillamment, parce que la 1ère séance a tout de même été l'occasion d'un gros choc, matérialisé par ma rencontre avec la balance à impédance-mètre du club...
Celle-là aussi elle m'a dit des gros mots... en forme de pourcentages. Alors je vous préviens toussuite, se dire qu'on se balade avec 30kg de gras, ça remet les idées en place et surtout ça tisse les bases de la nouvelle relation amoureuse que je suis en train de nouer avec le vélo elliptique n°3...

Après une semaine fidèle au poste, je suis assez contente de mon choix. Il semblerait en effet que l'absence d'entités masculines détende un peu l'atmosphère et que personne ne soit venu là pour se montrer. Bon, personnellement ça ne m'aurait jamais effleuré l'esprit de choisir une salle de sport pour aller faire la belle, mais c'est sans doute pour ça que je me fais insulter par les machines à kilos... Bref, là je côtoie des nénettes normales qui transpirent et portent des tenues de sport et pas des machins bizarres et fluos. Y a même des grosses, je me sens moins seule !

Autre point de satisfaction pour le modèle de grâce et d'élégance que je suis : pas de cours collectifs. Donc pas d'occasion de montrer à quel point mon popotin peut onduler de façon totalement autonome, ou de mettre à l'épreuve ma mémoire de bébé poisson-rouge quand il s'agit de retenir une chorégraphie ou encore de tester ma légendaire coordination de mouvements...
Pour finir, les douches et vestiaires sont individuels et je n'ai donc ni à subir les corps gras et suants de mes congénères, ni à leur montrer le mien. Les douches et vestiaires collectifs dans les salles de sport, je dois dire que c'est un truc que j'ai jamais vraiment compris... P'tet que ces messieurs les concepteurs y voyaient un environnement à haut potentiel érotique ? Et pourtant... Parce qu'en ce qui me concerne, je me rhabillais vitesse grand V et rentrais toute puante me doucher chez moi... Trop glamour !
Là, je profite d'une bonne douche chaude, c'est trop d'bonheur !

Quoiqu'il en soit, l'opération Bombasse 2008 est lancée... Avec un peu de persévérance, l'année prochaine je me présente à Miss Choucroute ...

Posté par Celynet à 18:05 - Futilités - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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