20 décembre 2007
Illusions perdues...
Il y a des gens, on sait qu'ils vont nous décevoir.
On les connaît, on l'a déjà vécu. On ne fait plus vraiment confiance et pourtant, à chaque fois, on tombe à nouveau dans le panneau des espoirs déçus. Et si cette fois c'était la bonne ? Et s'il/elle avait vraiment changé ? Après tout ce qu'on a déjà pardonné, on n'est plus à une tentative près. Et puis on s'en voudrait de ne pas y avoir cru si cette fois c'était différent.
Et inévitablement, on se rend compte que non, ce n'est pas encore pour cette fois et qu'on s'est encore fait avoir. Alors on s'en veut, on se dit qu'on est bien trop crédule. Qu'à force on devrait connaître la nature humaine et sa nature à lui/elle en particulier ! Mais au moindre signe de repentir ou même au moindre revirement de situation, on sera là. Prêt pour une nouvelle déception.
Il faudrait prendre ses distances, on le sait ; ne plus rien attendre, voir même sortir de sa vie, mais on n'y arrive pas, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. C'est un parent, un membre de la famille ou un ami de si longue date que ce schéma est profondément ancré dans notre mode de fonctionnement. Alors on n'arrive pas à passer à autre chose. A admettre qu'il/elle ne nous apporte rien et que finalement ce genre de relation stérile nous tire plus vers le bas qu'elle ne nous fait avancer.
Et un jour, vous y êtes presque, vous le sentez. Presque sur le point de tourner la page. Et puis une broutille, une attention, un remord, un léger coup de vent sur la page, vous amènent à vous dire que cette fois peut-être vous aurez eu raison d'y croire. Même si déjà vous n'y croyez plus vraiment.
Et même l'écrire n'y changera strictement rien...
13 décembre 2007
L'addition siouplé !
Depuis que je fréquente à nouveau le club des joyeux célibataires, je me rends compte qu'on doit sans doute me prendre pour une sorte de super féministe, d'amazone des temps modernes, et bourrée de principes par-dessus le marché...
J'ai récemment réalisé que rares étaient ceux et celles qui partageaient mes principes sur ce sujet, et j'avoue que ça m'interpelle. D'où cette note, pour voir si ce sont juste mes amis qui sont un peu à l'ouest ou si c'est moi qui suis jusqu'au-boutiste.
Je parle de l'addition. Au restaurant. Qui la paie ?
En ce qui me concerne, j'ai toujours fait moitié-moitié. Il faut dire qu'à l'époque où j'ai rencontré l'ex-doud', on était plutôt fauchés tous les deux, et pas moyen de payer les deux parts d'un coup. Avant le Doud', j'étais étudiante, eux aussi, donc pareil : pas de sous pour inviter.
Maintenant que je rencontre des hommes qui gagnent aussi bien, voire certainement mieux leur vie que moi, ce n'est plus une question d'argent. Remarquez que ça ne l'a jamais vraiment été finalement.
En fait je ne vois pas en quel honneur ce devrait être à l'homme de payer le repas. Je suis grande, j'ai de l'argent et je peux payer mon dîner. Je pourrais même payer le sien. Mais autant entre amis il me semble naturel de s'inviter les uns les autres à tour de rôle ou en fonction des évènements, autant lorsque c'est un 1er ou 2e rendez-vous galant, je ne me vois pas lui payer le repas. Et si moi je n'envisage pas de le faire, pourquoi lui le ferait-il ?
J'ai l'impression de passer pour une vile féministe castratrice et engagée en insistant pour payer ma part, ou bien pour une dominatrice limite perverse... Je ne suis pourtant rien de tout ça et le fait que les autres puissent le penser me gène ; et me pousse parfois, de guerre lasse, à accepter l'invitation. Ça ne va pas jusqu'à me gâcher la soirée mais pas loin.
Moi, je suis juste une femme indépendante et autonome. Je vis seule et je n'ai BESOIN de personne. ENVIE, peut-être, mais BESOIN, non. Je sais ouvrir les portes (si-si), faire les réparations de base sur mon vélo (ou payer un réparateur pour qu'il le fasse), planter un clou, monter un meuble ou scier une planche. Bref, je sais me débrouiller toute seule. Alors pourquoi dès qu'un mâle pointe le bout de son nez devrais-je faire comme si ce n'était pas le cas ? Quel genre d'homme a encore besoin de se sentir indispensable à la survie de sa femelle ? Car pour moi c'est de ça dont il s'agit. De s'assumer et de ne pas se laisser infantiliser dès qu'on en a l'occasion.
Mes amies, avec qui j'en ai parlé, me conseillent de me laisser inviter. Arguments : "Ça te fera toujours une soirée pas chère, même si le mec est nul" [ce que je trouve d'un manque total de respect pour lui] ou "Mais ta compagnie vaut bien ça" [hem... visiblement moi ya que moi à estimer que ma compagnie n'a pas besoin d'être achetée...]
Mes amis (garçons, donc) me conseillent la même chose : "Sinon il se sentira vexé". [C'est d'ailleurs ce que m'a dit mon dernier rencart : "laisse-moi payer, je veux pas passer pour le gros radin devant les autres clients"] (OK, si leur avis a plus d'importance que le mien...)
Récemment, j'ai même lu un article à ce sujet dans Psychologies Magazine (je n'ai pas retrouvé l'article, qui n'a pas l'air d'être en ligne). Je me suis dit que j'allais enfin trouver un avis abondant dans mon sens, eh bien non.
Pour eux aussi, une femme qui veut partager l'addition dépossède l'homme de son contrôle, de sa virilité. Elle lui enverrait un message selon lequel "au pieu, c'est moi le chef (et ailleurs aussi, d'ailleurs !)". Bref, à moins de vouloir la jouer dominatrice, l'addition ça reste le domaine du mâle.
Je ne comprends pas que ce message soit celui unanimement (semble-t-il) partagé. Pas étonnant qu'on n'arrive pas encore à un pied d'égalité avec les hommes. Parce qu'on se sent encore inférieures. L'homme tient le cordon de la bourse ; je suis une créature futile et fragile ; pour m'impressionner il faut montrer des billets. Je ne vois pas d'autre raison à cette répartition des rôles qu'une remise à "sa place" de la femme. De même que je ne vois aucune autre raison à ce qu'un homme aide la femme à mettre son manteau ou lui tienne la porte. Car si c'était de la simple courtoisie, il accepterait que la pareille lui soit rendue...
Pourquoi ne pourrait-on pas tout simplement se comporter comme deux personne, sans se soucier de ce genre de conventions ?
Moi, je continue à partager l'addition. Et tant pis s'il me prend pour ce que je ne suis pas. Si un repas n'a pas suffi à lui montrer que je suis juste une femme indépendante et fidèle à ses principes, alors tant pis.
Et vous alors ?
Il y a bien parmi mes quelques lecteurs une personne qui partage mon avis !! Ou bien je suis vraiment et définitivement à côté de la plaque ?
12 décembre 2007
C'est plus c'que c'était...
C'est plus c'que c'était ma brave dame...
Aujourd'hui flottait un petit air de nostalgie... J'ai mangé des Carambars (oui-oui, DES...).
Et si le goût n'a pas changé (encore qu'il y a maintenant des carambars wizz ou je ne sais quoi, qui pétillent sous la langue, quelle drôle d'idée ! ou des carambars aux fruits, goût chimique de série), en revanche les blagues c'est une autre histoire !
Finies les bonnes vieilles blagounettes signées par un enfant (je me suis d'ailleurs toujours demandé si c'étaient de vrais gens ou des enfants inventés... je penche pour l'inventé, mais sais-on jamais), place maintenant à des blagues soi-disant branchées qui ne sont même plus mignonnes !
Si même mon humour prend un coup de vieux, c'est mal barré...
Sur celui-ci on peut lire :
Dans la série c'est quoi le pire ?
Trouver des poils dans ta soupe ou un cafard dans tes poils ?
Dans la série 3 bonnes raisons...
... de mettre une photo de son patron sur son bureau :
- pour faire croire que t'es le fils du patron
- pour te dire "oh patron adoré, donne-moi ta force"
- pour qu'il te dise en passant "je vous félicite pour votre bon goût"
11 décembre 2007
Un livre en goguette, attrapez-le !
J'ai fini hier soir le livre-voyageur de Fashion Victim [s'il vous intéresse, manifestez-vous sur son blog : il est encore temps de faire partie de la ronde].
J'aime beaucoup ce principe de livre itinérant, et l'idée que d'autres l'ont lu et le liront juste après moi me ravit. Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas piquer l'idée à l'occasion... Toujours est-il que j'envoie le livre à Goëlen dès que j'ai 2mn pour passer à la poste.
Mais revenons-en au livre.
Court, Noir, Sans Sucre - Emmanuelle URIEN, 2005
J'ai donc découvert ces 13 nouvelles très brèves, très noires, à la vérité cinglante, et je les ai dévorées.
Aucun titre n'aurait pu mieux convenir à ce recueil. L'auteure nous livre des histoires et des personnages sans fioritures, sans édulcorant. C'est incisif et ça va droit au but ; chaque chute est comme une claque : nette, percutante. Tout est très noir et plutôt désespéré, mais les personnages sont pourtant tellement humains !
C'est sans doute cette honnêteté face à notre nature qui touche autant. Ici, pas de faux-semblants, pas de prétextes, mais des émotions brutes, des situations cruelles.
Le thème central est la mort ; celle du narrateur, celle d'un personnage, parfois celle d'un enfant. Mais toujours cette petite touche d'humanité qui appelle l'identification.
J'ai particulièrement aimé "La place du mort", pour l'ambiance glaciale qui s'en dégage, et "La mer à boire" qui m'a semblé familier. Quant à "Tristesse limitée", on se demanderait presque ce qu'elle vient faire là tant la chute contraste avec les autres. Ce petit recueil est donc une excellente surprise, à découvrir pour tous ceux qui aiment leur café bien corsé, sans sucre...
- Ce qu'en pensent Fashion Victim et Bladelor.
- Le site de l'auteure (qui donne envie d'en lire plus)
- Et ICI, on peut lire l'une des nouvelles, Femme d'Intérieur, en entier (NB : Lien trouvé sur le site d'Emmanuelle Urien)
10 décembre 2007
De circonstance
Comme je le disais hier, je me suis mise aux décos de Noël.
Cette année j'ai pas très envie de faire la totale, alors j'ai juste mis quelques touches de saison. Cette semaine je vais me prendre une couronne de l'avent avec de jolies bougies et ce sera parfait.
Et je ne résiste pas à ajouter ma contribution à la ronde des sapins de blogeuses (pour voir celui de La JD c'est ici et celui de Juliette est là).
Voici donc mon beau sapin à moua.
Comme Juliette, j'accorde moi aussi beaucoup d'importance à respecter, ne serait-ce qu'un peu, cette tradition des décos de Noël. Même si je vis seule. Même si le réveillon ne se passe pas chez moi et même surtout si le pied de mon sapin ne verra jamais aucun cadeau.
D'ailleurs, vous l'aurez certainement remarqué, c'est un sapinou synthétique. Because Miss mon chat aime bien l'odeur du sapin et surtout le bois, et que j'ai pas tellement envie de ramasser un vrai sapin renversé toutes les 30 secondes parce que la minette a décidé de se prendre pour une alpiniste...
Pour vous rendre compte du symbolisme de mon sapinou, le voici à l'échelle...

Je suis complètement in love de mon bébé sapin, déniché à Emaüs pour deux euros symboliques. Pour ce prix-là, et en échange de quelques piles, il fait même de la lumière, c'est trop kitch, j'adore !!
Et vous ? Sapin or not sapin ? Quelles sont vos couleurs de l'année ?
09 décembre 2007
Dimanche matin
Après deux semaines un peu rock n' roll, j'ai profité ce matin d'un bon petit dej (à midi, on peut même appeler ça un mini-bruch, non ?) tranquilou sur mon canap, enroulée dans mon peignoir rose de fille, avec de grosses chaussettes et un plaid sur les genoux. A portée de main, la zappette, un p'ti polar bien noir, une grille de sudoku, et les programmes de ciné. Me voilà parée pour un bon moment de glandouille comme je les aime !
Du coup, je me suis amusée à prendre la suite de Mariaba, Ktl et Mady, et je vous présente mon p'ti dej du dimanche matin.
Sur ce , je m'en vais installer mes décos de Noël...
Bon dimanche les gens !
08 décembre 2007
Petit colis du samedi
Ce matin, j'ai eu la bonne surprise de trouver dans ma boîte aux lettres un petit colis de la part de Bladelor. "Tiens donc, mais qui peut bien m'envoyer un paquet juste avant noël ?"
Mais oui, c'est le Livre-voyageur de Fashion Victim qui continue son chemin et fait une petite halte chez moi, chouette !
En plus du livre m'attendaient une jolie petite carte de saison ainsi qu'un marque-page sous forme d'hommage à miss-mon-chat, merci Bladelor !
Court, Noir, Sans Sucre d'Emmanuelle Urien
Je vous en parle dès que je l'ai fini




