15 février 2008
Enjeux et Conséquences
Pas facile, dans la vie, de savoir où placer la barre...
Si la perfection n'est pas de ce monde, et je pense qu'on peut s'accorder à dire que non, elle n'y est pas, faut-il s'acharner à s'en approcher le plus possible ou bien se contenter du stade "satisfaisant" ? Je sais depuis longtemps (merci Mamie) que le mieux est l'ennemi du bien, mais je commence seulement à comprendre que chercher à l'atteindre est une perte de temps, d'énergie et surtout empêche de profiter de ce qu'on a et qui n'est parfois pas si mal.
Dit comme ça, ça parait simple.
Sauf que... Comment savoir où s'arrête le bien et où commence le mieux ? Comment savoir que l'on ne pourra pas s'approcher plus près de cette fichue perfection-fantôme ? Faut-il alors se contenter de ce que l'on a sans chercher plus loin, quitte à passer à côté de choses merveilleuses ? Quel est le juste dosage entre attentes et attentisme ?
On m'a dit récemment que j'étais "trop sérieuse" et que j'avais tendance à voir des enjeux partout. D'une soirée entre amis au choix de ma garde-robe, tout est sujet à conséquences, qu'il faut en permanence évaluer avant de se lancer.
Après avoir rejeté en bloc cette drôle d'idée, j'ai dû me rendre à l'évidence : moi qui me voyais comme quelqu'un de plutôt relax et peu sujette à la pression, j'y étais finalement soumise en permanence, à cette différence près qu'il s'agissait de la mienne et non de celle imposée par les autres.
En voilà une révélation fracassante qui a de quoi bouleverser tous mes schémas établis (et mine de rien, à 30ans on a eu le temps d'en établir, des schémas !).
S'en suivirent une période d'introspection et une tentative de mise en perspective de mes principes de fonctionnement. Tout ça nous amène à ma résolution février 2008 (celle de janvier est une autre histoire...) qui consiste à prendre les choses comme elles viennent plutôt que de tout anticiper. A ma grande surprise, j'y arrive plutôt bien et je commence doucement à me rendre compte de ce que "lâcher-prise" signifie vraiment. D'ailleurs ma dose de fatigue en fin de journée a sensiblement diminué ces dernières semaines, ce n'est sans doute pas un hasard.
Mais tout ça ne m'empêche évidemment pas de m'interroger, notamment sur les attentes qu'il est "légitime" d'avoir dans la vie. Et comme pour moi, qui dit attentes dit action, donc forcément analyse préalable histoire de ne pas s'éparpiller, hop, on se retrouve sournoisement à cette tendance à sérieusifier la vie.
A ce stade-là, il faut bien admettre que je suis complètement perdue.
Parce que la vie, c'est un peu du sérieux, non ? Après tout c'est tout ce qu'on a, alors autant en faire quelque chose de bien. C'est précisément là que le bas blesse : quelque chose de bien, c'est quoi au juste ?
Et nous voilà revenus au début de ce post, à la perfection-fantôme impossible à atteindre, et c'est reparti pour un tour. [Pour plus de réalisme, vous pouvez relire le tout depuis le début et enchaîner comme ça 5/6 fois d'affilée, vous saurez alors dans quel état d'esprit je me trouve en ce moment : celui de quelqu'un qui vient de se taper 5 tours de grand huit et a un peu la tête à l'envers...]
Je sais ce que vous allez dire, je vous entends d'ici : "Cely, tu te prends trop la tête !" Et je sais que vous avez raison. Alors pour prendre un peu de recul, je crois que je vais me faire un DVD. "La vie l'amour, les vaches", ça me semble une bonne piste, non ?
[NB pour ceux qui ne connaissent pas ce chef d'œuvre absolu (huhu) : dans ce film, Billy Crystal, en pleine crise existencielle, part dans un ranch pour trouver le sens de la vie]
14 janvier 2008
Comment j'ai fait la paix avec mon ficus
J'ai depuis toujours été une calamité pour les plantes ; un véritable génocide ambulant pour le monde végétal, et ce totalement contre ma volonté. Malgré mes efforts, je n'ai jamais été capable de garder une plante en vie, alors comme je suis somme toute assez contre le meurtre, j'ai expressément demandé à mes amis de ne plus m'en offrir. [Ou alors séchées, coupées, en photo,...]. Malheureusement, mes nouveaux collègues ne connaissant pas ce trait de ma personnalité, n'avaient pas pris leur précautions à ce sujet avant mon arrivée.
C'est ainsi que j'héritai dans mon bureau d'un pauvre ficus, déjà en piètre état, laissé là par mon prédécesseur. J'ai bien essayé d'expliquer à mes collègues que je serai incapable de le garder en vie, mais rien n'y a fait, on l'a obstinément laissé à ma charge.
Et contre toute attente, plus de 6 mois après mon arrivée, il est toujours là, il est toujours en forme et devinez quoi !!!
Il s'étoffe, me fait des feuilles et n'a plus l'air aussi mal en point que lorsque nous avions fait connaissance. Il semblerait que 6 mois dans un bureau vide (mais arrosé régulièrement, hein) lui ont fait plus de mal que 6 mois en ma compagnie...
Tellement en forme qu'il a au moins une 10aine de feuilles en préparation, j'en reviens pas !
11 janvier 2008
YOUHOUUUUUU !!!!
Ca y est-ça y est-ça y est !!!!
J'ai ma place pour le spectacle des Enfoirés à Strasbourg !
3/4 d'heures sur le site de Carouf avant que ça fonctionne, ouf, j'y croyais plus !
10 décembre 2007
De circonstance
Comme je le disais hier, je me suis mise aux décos de Noël.
Cette année j'ai pas très envie de faire la totale, alors j'ai juste mis quelques touches de saison. Cette semaine je vais me prendre une couronne de l'avent avec de jolies bougies et ce sera parfait.
Et je ne résiste pas à ajouter ma contribution à la ronde des sapins de blogeuses (pour voir celui de La JD c'est ici et celui de Juliette est là).
Voici donc mon beau sapin à moua.
Comme Juliette, j'accorde moi aussi beaucoup d'importance à respecter, ne serait-ce qu'un peu, cette tradition des décos de Noël. Même si je vis seule. Même si le réveillon ne se passe pas chez moi et même surtout si le pied de mon sapin ne verra jamais aucun cadeau.
D'ailleurs, vous l'aurez certainement remarqué, c'est un sapinou synthétique. Because Miss mon chat aime bien l'odeur du sapin et surtout le bois, et que j'ai pas tellement envie de ramasser un vrai sapin renversé toutes les 30 secondes parce que la minette a décidé de se prendre pour une alpiniste...
Pour vous rendre compte du symbolisme de mon sapinou, le voici à l'échelle...

Je suis complètement in love de mon bébé sapin, déniché à Emaüs pour deux euros symboliques. Pour ce prix-là, et en échange de quelques piles, il fait même de la lumière, c'est trop kitch, j'adore !!
Et vous ? Sapin or not sapin ? Quelles sont vos couleurs de l'année ?
09 décembre 2007
Dimanche matin
Après deux semaines un peu rock n' roll, j'ai profité ce matin d'un bon petit dej (à midi, on peut même appeler ça un mini-bruch, non ?) tranquilou sur mon canap, enroulée dans mon peignoir rose de fille, avec de grosses chaussettes et un plaid sur les genoux. A portée de main, la zappette, un p'ti polar bien noir, une grille de sudoku, et les programmes de ciné. Me voilà parée pour un bon moment de glandouille comme je les aime !
Du coup, je me suis amusée à prendre la suite de Mariaba, Ktl et Mady, et je vous présente mon p'ti dej du dimanche matin.
Sur ce , je m'en vais installer mes décos de Noël...
Bon dimanche les gens !
26 novembre 2007
Jour... Nuit !
Ce week-end, je me suis bien amusée avec mon disjoncteur électrique. Comme il est très taquin, il s'est pris pendant deux jours pour un Christian Clavier épileptique...
Sans raison apparente, les plombs se sont mis à sauter toutes les demi-heures environ, y compris en mon absence lorsque seul le radiateur du salon est allumé (plus le réveil de la chambre, la loupiote du lecteur DVD et celles de la Fruitbox)... Du coup j'ai été contrainte de dormir sans électricité (comprendre sans chauffage !), à la rude, pendant 2 nuits.
Heureusement que La Redoute continue à être trop sympa avec moi et persiste à m'envoyer des chèques cadeaux alors que je n'achète JAMAIS rien chez eux... Nan vraiment j'aime cette générosité, qui m'a permis de m'offrir un pyj' super chaud pour 0€, qui s'accorde parfaitement avec la couette à 0€ du printemps dernier ! Bref, merci La Redoute qui me fait dormir au chaud même sans électricité.
Bon, j'ai toujours pas élucidé le mystère des plombs sauteurs, puisque tous les appareils semblent fonctionner et que depuis dimanche tout est rentré dans l'ordre.
A part le maraboutage ou un énième complot de la mafia espagnole, je vois pas.
Alors si quelqu'un a des chèques cadeaux de la redoute est plus doué que moi en décryptage de disjoncteur et a une explication qui tient la route, je suis toute ouïe !
Woui, je sais, ma vie est trépidante !
Edit du 27/11 : Evidemment j'ai parlé trop vite puisqu'hier soir le courant a encore sauté deux fois !
Aujourd'hui je me suis fait rembarrer par EDF au téléphone. Selon eux, si le disjoncteur saute, c'est qu'il fonctionne donc c'est pas leur problème... Méheuuuu ! J'ai posé la question, comme l'avait suggéré Denis, de savoir si c'était peut-être mon abonnement qui était trop faible par rapport à la conso. Réponse : "peut-être". Hem... je vais aller loin, moi !
Bref, je vais me cailler encore quelques nuits et demander à Frérot de bien vouloir expertiser tout ça ce week-end. Je vais quand même pas faire venir un électricien, je suis certaine que c'est juste un pov truc à la noix qui débloque !
14 novembre 2007
Sociologie de comptoir
Vous l'aurez certainement compris au vu de mon manque d'assiduité sur ce blog depuis quelques semaines, je suis overbooked. Comme je me l'étais promis au mois d'août, j'ai décidé de remplir mon emploi du temps et de profiter un peu mieux de mes soirées plutôt que de mémériser devant la télé (et devenir accro à encore plus d'émissions que je ne le suis déjà). Pis faudrait voir à ce que mon nordinateur ne finisse pas par devenir mon meilleur ami. Sans compter que malgré tous mes efforts, on ne bronze pas devant sa lumière (non pas qu'on puisse bronzer plus dehors, vu le nombre d'épaisseurs de fringues à porter par ces températures polaires...).
J'ai donc tenu parole et me suis inscrite à un cours d'espagnol, à un cours de photo et dans ma fameuse salle de sport (que mamlacheffe a finalement décider de ne pas fréquenter -ouf-). Tout ça m'occupe 4 bonnes soirées par semaines, plus une après-midi. A ça s'ajoutent les visites d'appart, totalement infructueuses jusqu'ici, les soirées de potes et les quelques séances de ciné que j'essaie de caser ça et là, histoire de ne pas complètement perdre de vue mon premier amour...
Autant dire que chez moi le ménage s'accumule, sans parler de la vaisselle... Mon appart est un champ de bataille et je prie juste pour que personne n'ait la bonne idée de passer à l'improviste ; ça achèverait de ruiner ma réputation de fille bonne à marier...
Mais je ne compte pas pour autant arrêter de parler de ma vie et celle des autres ici, c'est juste que ça va être moins régulier qu'avant... Bref, après ce petit interlude explicatif, j'en viens au vif du sujet.
Pour quelqu'un -au hasard, moi- qui a tendance à observer les comportements de ses congénères avec une inépuisable fascination, l'Université Populaire est une véritable mine d'or. Comme son nom l'indique, on y croise toutes sortes de gens de tous milieux, et avec différents univers personnels. C'est un condensé de population, une sorte d'échantillon représentatif.
Je suis toujours surprise de retrouver dans une salle de cours les mêmes prototypes d'une année sur l'autre. Les gens changent, les rôles restent. Je sais pas vous, mais moi ça me fascine !
Cette année dans le rôle de l'assidu(e) du premier rang, nous avons une dame d'une cinquantaine d'années, qui doit avoir une revanche à prendre sur l'école, parce qu'elle tient visiblement à obtenir l'approbation du prof. Un mot à dire pour chaque question, un avis qui suit scrupuleusement celui de l'enseignant, des acquiecements permanents. Pas bonne élève pour autant puisque ses remarques sont souvent un peu simplistes. Le genre de personne extrêmement agaçante qui monopolise le débat pour ne rien dire, et qui en plus ne parle qu'au prof et non pas au reste de la classe.
Dans le rôle de l'agitateur du fond, nous avons un homme d'une petite quarantaine d'année, le look rebelle de post ado, la démarche style loulou et veste en jean fourrée de circonstances. Evidemment l'agitateur du fond de l'Université Populaire étant là de son plein gré, il reste tout de même assez sage, mais prend un malin plaisir à faire des remarques acerbes et à grommeler son désaccord, surtout envers l'assidue du premier rang. Leurs jeux de ping-pong verbaux, sous l'oeil impuissant du prof, sont assez amusants bien que totalement improductifs.
Dans le rôle de la bonne élève, sans doute la benjamine du cours, une étudiante d'une vingtaine d'années, habillée tout en noir et dont le long manteau à la Matrix ou le vernis sombre donnent une image complètement décalée au premier abord, en comparaison de son attitude pendant le cours. La bonne élève a une intelligence subtile et vive. Elle comprend toutes les questions et y apporte des réponses fouillées et inattendues. Elle repère en un clin d'oeil une référence à l'oeuvre de Matisse et laisse ses camarades comme deux ronds de flanc, admiratifs et un brin jaloux de ne pas y avoir pensé les premiers. Loin d'être grande gueule ou autosatisfaite, la bonne élève rebondit sur les propos des autres et fait avancer la classe (celle de cette année est particulièrement intéressante je trouve).
Le rôle des bonnes copines du fond de la classe est joué par deux jeunes filles venues ensemble. Elles sont clairement là plus pour s'amuser que pour apprendre et ne ratent jamais une occasion de pouffer entre elles sans trop qu'on sache pourquoi.
La bonne camarade, il y en a plusieurs cette année, c'est à la fois cette femme aux cheveux longs et au visage souriant, qui ne manque jamais de faire partager à la classe ses réflexions parfois amusantes et ses incompréhensions par rapport à l'analyse du prof. Elle représente la majorité silencieuse qui n'ose pas trop poser de question, pesant être le seul naze à ne rien avoir pigé.
Mais c'est aussi cet homme du premier rang, la coupe à la brosse qui jure avec ses cheveux grisonnants, qui a clairement l'habitude de l'Université Populaire et met tout le monde à l'aise.
Et dans le rôle de l'asocial(e) de base qui essaie de se fondre dans les murs, ne parle à personne et quitte la salle les écouteurs vissés aux oreilles... ben cette année c'est moi. C'est bizarre parce que dans ce cours-là, je me sens revenue au lycée. J'ai l'impression d'avoir régressé et de retrouver ma bonne vieille case de discrète un peu coincée, qu'a sans doute l'air sympa mais à qui on va pas parler parce que ça a doit la faire chier. Alors que dans la vraie vie, j'ai quitté ce rôle depuis longtemps, et que par exemple dans la classe d'espagnol, j'aurais plutôt le rôle de la bonne camarade... Mais dans cette classe je ne me sens pas à l'aise, je n'aime pas l'ambiance et je n'ai envie de parler à personne.
C'est fou comme l'influence d'un groupe peut jouer sur l'individu, et en quelque sorte le pousser vers l'une des catégories nommées ci-dessus. C'est sans doute pour cette raison qu'on retrouve systématiquement les mêmes types de personnages d'une année sur l'autre, mais que personne ne reste figé dans son rôle : dans un autre cours, la bonne élève est peut-être l'asociale, l'agitateur bon camarade...
C'est décidé, l'année prochaine je prends sociologie !
15 octobre 2007
Doudouland
Vue chez Tirui, une chaîne en libre service sur les Doudous de notre enfance. J'ai trouvé ça mignon et je me suis dit que ce serait l'occasion de donner son quart d'heure de célébrité bien mérité à "MonLapin".
MonLapin (oui-oui, en un mot : c'est son nom) est un doudou home-made qui m'a été offert par une amie de Môman à ma naissance. Je ne sais pas à partir de quand je l'ai élu doudou préféré, mais je me souviens en tout cas qu'il se disputait la place avec un gros animal orange, je crois que c'était un ours mais je ne suis plus bien sûre... c'est dire si ça remonte à loin.
En tout cas vers l'âge de 5-6 ans, si je vivais entourée de peluches (au point que Môman avait fini par leur mettre des petits colliers de laine, mettre des petits clous aux murs et de décider que leur place de rangement ce serait au mur, tellement y avait plus de place dans les malles...), c'est lui le seul qui avait le grand honneur de dormir avec moi. Il a partagé mon lit pendant de longues années et à l'heure actuelle, si je ne dors plus physiquement avec lui, il n'est pas bien loin puisqu'il trône sur la commode de ma chambre, avec 3-4 autres de ses congénères qui ont une place particulière dans mon coeur.
Vous aurez sans doute constaté que je parle de MonLapin au masculin, et ce malgré la jolie robe qu'il porte. En effet, MonLapin est un garçon. Je me souviens encore du jour où on m'a dit que non-non-non, comme il portait une robe ce devait être une fille... Moi j'avais pas vraiment remarqué à cette époque que c'était une robe et mon côté garçon manqué a décidé que ce serait un mâle... Je n'ai pas pu, même après le choc de cette révélation (Mamannnn, MonLapin est une fiiiille ?!?!?) me résoudre à lui faire changer de sexe.
Vous aurez aussi certainement constaté que MonLapin est aveugle, le pauvre... A l'origine évidemment il avait des yeux. Je crois bien que c'est mon chien qui les a boulottés un jour par pure vengeance... Môman avait promis de les recoudre, mais comme j'étais déjà ado et que la cécité de ma peluche préférée ne me faisait pas criser, ça n'a jamais été une priorité et le pauvre est resté aveugle...
Il n'en était évidemment pas à ses premières misères, puisqu'il avait déjà été amputé puis recousu d'un bras, ainsi que de la tête... Le bras c'est tout simplement parce que je le trainais toujours par le même bras et qu'un jour la couture cédé... Môman a dû intervenir en urgence pour le sauver, c'est limite si on a pas dû conserver le membre amputé dans de la glace en attendant l'intervention...
La tête c'est parce que frérot, qui était bien méchant, a un jour fait tournoyer MonLapin en le tenant par la tête et que le reste de son corps s'est détaché (et là j'ai vraiment cru que c'était la fin...). Si je me souviens bien il me faisait du chantage, et j'ai pas cédé...
Voilà l'histoire de MonLapin. A l'occasion j'irai fouiller dans les cartons de Môman pour voir s'il n'y a pas quelques photos d'époque à rajouter.
A votre tour maintenant, prend le relai qui veut...
09 octobre 2007
Rencontre du troisième type
Hier soir, comme presque tous les soirs depuis maintenant 10jours, j'ai été à la salle de sport pour évacuer mon lot quotidien de transpiration et lutter âprement pour transformer du gras flasque et mou en joli muscle mince et ferme (les coachs sportifs : alchimistes modernes ??).
J'aime de plus en plus ces rendez-vous du soir. L'ambiance est vraiment chouette et j'ai un peu l'impression de retrouver des camarades de classe. On n'est pas encore très nombreuses, alors on retrouve souvent les mêmes têtes aux mêmes heures et de petits liens visuels se tissent, autant d'encouragements mutuels par les clins d'oeil ou les sourires. J'apprécie surtout ce moment hors du temps rien que pour moi, où je peux me permettre de ne penser à rien du tout.
En transpirant, j'évacue la tension de la journée, mes doutes, mes craintes quant à mon avenir et la pression que je me mets inconsciemment pour "réussir". Pendant 1h30 je suis juste moi et ma volonté de tenir le temps que je me suis imparti sur cette machine. Sans compter que je me rends compte que mon état de délabrement physique n'était pas aussi avancé que je ne l'imaginais, voilà qui est réconfortant.
Et quand je rentre chez moi après cette séance, je me sens bien : reposée, calme et j'ai bizarrement l'impression d'avoir plus de temps pour moi à la maison.
Ce que j'aime, c'est finalement ce sentiment d'anonymat et de communauté. Ça parait antinomique et pourtant non : on a beau se retrouver tous les soirs et se reconnaître, voir même s'appeler par nos prénoms, on n'en reste pas moins des inconnues les unes pour les autres. Des inconnues qui partageons un moment ensemble avant de se séparer.
Alors autant vous dire que lorsque j'ai vu débarquer Mamlacheffe, ma directrice, qui venait en repérage pour une éventuelle inscription, je lui ai fait un grand sourire tout en priant de toutes mes forces pour qu'elle choisisse un autre club ! Pas question de la voir intégrer mon nouveau p'ti cercle de transpireuses anonymes !
21 septembre 2007
Changement de décor ?
Quand y en a marre, et qu'y a plus de malabar, il faut bien se résoudre à agir...
L'autre nuit, j'ai encore eu la joie suprème de me réveiller à 5h du mat (est-il nécessaire de rappeler que je suis PAS du matin ??) pour constater qu'il était encore en train de me pleuvoir dessus... Cette fois j'ai même pas eu le courage de mettre en marche le branle bas de combat pour déplacer le lit et le mettre à l'abri. Sachant que 2 jours plus tôt il avait été innondé pendant que j'étais au boulot, et qu'il n'était pas encore complètement sec, j'étais plus à ça près. Et surtout, j'ai rajouté des meubles dans la chambre et il n'est maintenant plus possible que le lit ne soit pas en dessous de la fuite...
Comme j'ai prévenu et re-prévenu le proprio ainsi que l'agence immobilière, et que soit-disant ils font venir quelqu'un pour le toit à chaque fois, ce qui se révèle aussi peu efficace que la pile de serviettes éponges pour absorber la fuite, j'ai relativement peu d'espoirs quant à l'amélioration de la situation...
Alors voilà, je l'admets... Ca y est la mafia espagnole a eu ma peau...
[NDLA : la mafia espagnole c'est juste parce que mon cher voisin et proprio est d'origine espagnole, de même que le gérant de l'agence et que tous les ouvriers que j'ai eu l'occasion de voir intervenir chez moi. Non pas que j'aie quelque chose contre les espagnols, mais le fait que tous ceux à qui j'ai affaire en ce qui concerne l'appart se connaissent, m'a fait penser à une sorte de clan. C'était surtout en référence au Effebyaille et à la Ciaïllé de Fyfe, et parce que mon problème d'infiltration ne date pas vraiment d'hier, comme vous pourrez le constater ici ou là]
Eh oui, bien que je soie littéralement tombée amoureuse de mon appartement à la seconde où j'y ai mis les pieds ; bien que je voue une adoration sans faille à mon quartier et à ses habitants colorés et étéroclytes ; bien que je vienne de passer 2 mois à faire des pieds et des mains pour faire installer correctement une ligne de téléphone (mit Internet bitte schön) dans ma grotte ; bien que le chien des voisins m'adore et que j'aie un médecin dans mon immeuble ; bien que je n'aie aucune chance de trouver une surface pareille au même prix... je suis en train d'envisager très sérieusement de déménager.
Parce que je n'en peux plus de stresser à chaque fois qu'il y a une grosse averse. Parce que j'en ai assez de rentrer chez moi et trouver mon lit innondé ; parce que je ne supporte plus l'odeur de chien mouillé de mon linge qui a (mal) séché. Parce que j'en ai marre de sortir des fringues qui puent le renfermé, voire qui sont carrément moisies, de mes placards...
Evidemment, comme je suis amoureuse de cet appart, je fais ma difficile, et je n'ai pas encore posé mon préavis. Je crois que secrètement j'ai encore l'espoir que mon voisin/proprio se jette à mes pieds pour me retenir et se décide enfin à faire venir quelqu'un de compétent pour régler ce problème d'infiltration.
J'ai tout de même commencé mes visites cette semaine. J'ai vu un appart vraiment très joli, un peu plus grand (beaucoup plus cher), mansardé mais pas trop, avec poutres apparentes, vraiment mignon. Mais... mais j'arrive pas à m'imaginer habiter ailleurs. Dans un autre quartier, dans un autre immeuble, dans un autre appart. Malgré tous ses désagréments, je reste amoureuse de mon appart et j'ai vraiment pas envie de le quitter. Pourtant, un nouveau départ me ferait le plus grand bien. Mais là, j'arrive pas à m'y résoudre.
La vie c'est compliqué de fois, hein...
[comment ça c'est moi qui me complique la vie ?!?]






