maus

Ce week-end, sur les conseils de Coatlistraz, j’ai enfin lu Maus, la fameuse BD de Art SPIEGELMAN (qui a d’ailleurs reçu le prix Pulitzer, fait assez extraordinaire pour une BD pour être mentionné).

J’ai lu ce livre d’une traite ce week-end et j’en suis encore toute retournée. Cet ouvrage est vraiment indispensable de toute bibliothèque digne de ce nom ! C’est un livre véritablement poignant. Tant au niveau du récit historico-personnel sur le sort des juifs polonais pendant la dernière guerre, que sur les relations père-fils.

Bien sûr, nous sommes aujourd’hui tous plus ou moins au courant de ce qui s’est passé à cette époque, mais avec la mise en image et le caractère personnel de ce livre, tout prend une autre dimension, plus réelle. L’auteur parvient avec talent à représenter les tensions entre les peuples (chaque nation est représentée par un animal différent), et ce que peut devenir un homme quand il se sent menacé ou bien en position de force.

Car au-delà du témoignage, Maus nous interpelle tous sur ce que nous aurions été ou non capables de faire pour survivre, que l’on soit dans l’un ou l’autre des « camps ». Sur ce que l’on aurait été capable d’infliger aux autres si l’on s’était senti soutenu par les autorités.

Où s’arrête notre morale et où commence notre peur de la répression ?

Même s’il est dur, il faut lire et relire Maus, et le transmettre au fil des générations, pour que l’on n’oublie pas. Pour que l’on n’oublie jamais. Pour que ces questions restent posées.