Le p'ti monde de Cely

06 mars 2008

Petite chronique de la bêtise ou comment ouvrir les yeux

crowdEn général, bien que je dise souvent que je n’aime pas les gens, au pluriel, j’ai plutôt tendance à avoir un a priori positif sur le gen, au singulier.
Individuellement, je crois encore à l’intelligence et à la logique humaine. A divers degrés certes, mais je ne m’étais jamais considérée comme mieux pourvue que les autres, puisque je pensais, naïvement sans doute, qu’il n’existait que peu d’imbéciles. Au fil du temps, force m’a été de constater que j’avais tort au moins sur un point et que des imbéciles, il y en a à foison.

Depuis que je prends à nouveau les transports urbains à la place du train, je me rends compte que oui, des imbéciles il y en a plein, et qu’ils prennent tous le bus...
J’avais oublié ces gens qui se précipitent vers l’intérieur à peine les portes entrouvertes, quitte à piétiner les malheureux qui tentent sortir. Oublié ceux qui, une fois à l’intérieur, vont s’entasser comme du bétail devant la porte, créer un gros bouchon, empêcher tout le monde de passer, mais jamais, jamais, se séparer du groupe et se mettre dans la petite allée pour faire de la place. Combien de fois j’ai dû laisser filer un tram où il restait plein de place mais dans lequel il était impossible de monter à cause de la meute devant la porte.
Comble de tout, la société de transport a été jusqu’à créer et afficher des autocollants sur les portes pour inciter les gens à laisser sortir les voyageurs avant d’entrer ; et dans les bus c'est un fléchage au sol qui indique le chemin vers le fond... Comment peut-on en arriver là ? A mettre en place des outils de communication pour inculquer le bon sens aux gens ?! Difficile alors de ne pas céder à la tentation de penser que ce sont tous des abrutis !

Mais j’ai fini par réaliser que ce n’est finalement pas tant une absence de sens commun qu’une gigantesque dose d’égoïsme : “je suis dedans, pas envie de lutter pour sortir alors je reste devant la porte et merde aux autres”.
Des cons au lieu d’imbéciles ? Je sais pas ce qui est mieux...

Mais j’ai été récemment confrontée à un autre phénomène.
Il se trouve que la porte d’accès à un immeuble que je fréquente n’a pas de poignée. De l’extérieur elle s’ouvre avec une clef ou avec l’interphone, et de l’intérieur grâce à un bouton intitulé “ouverture porte”. La subtilité c’est que pour ouvrir, il faut simultanément appuyer sur le bouton ET pousser la porte. Déroutant. Il est donc facile de se faire avoir la première fois en lâchant le bouton avant de pousser la porte. Mais comme la pression du bouton est accompagnée d’un petit son indiquant le déverouillage, son qui cesse dès qu’on lâche, il est assez facile de saisir le principe. Du moins je le pensais.
Honnêtement, combien de temps pensez-vous qu’il faille à un être humain standard pour comprendre comment ouvrir cette porte ? Eh bien longtemps. Très. Vraiment.
A chaque fois que je sors de cet immeuble (souvent, donc) je croise quelqu’un en train d’essayer de démonter la porte. A chaque fois j’indique le bouton et à chaque fois on me répond ”ça marche pas” et on me le prouve en s’acharnant sur le bouton, la porte, le bouton, la porte mais JAMAIS les deux en même temps. Puis quand je finis pas interrompre le manège, passer devant et ouvrir, on me regarde comme si j’étais le messie.
Sérieusement, à chaque fois je pense à des rats dans un labyrinthe et je me demande qui aurait compris le plus vite...

Est-ce que tout est tellement prémâché, simplifié, assisté aujourd’hui, que les gens deviennent incapable de réfléchir par eux-mêmes ?? Si oui, ça expliquerait bien des choses...

En ce qui me concerne, l’idée de voir l’égoïsme des gens du bus associé à la bêtise des gens de la porte me fait froid dans le dos ! Mais je crois qu’on y est déjà, non ?

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21 février 2008

Boulimie (passagère ?)

 Je savais que j'étais accro, mais en ce moment je me fais de véritables cures (et pas exactement des cures de désintox...) !
Rassurez-moi : vous aussi vous suivez au moins tout ça ?

Boulimie

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20 février 2008

Darling

roseMon challenge Le Nom de la Rose a déjà bien avancé et je me décide enfin à vous parler du premier de ma liste, Darling.
J’avais entendu beaucoup de bien du film à sa sortie, mais je l’avais raté. Finalement ça m’arrange parce que je préfère avoir lu le bouquin avant de voir son adaptation ciné. Ca me permet de laisser libre cours à ma tite cervelle et d’imaginer les personnages et les décors comme je l’entends au lieu d’être étriquée par l’idée que s’en est faite le réalisateur.

Bref, c’est l’esprit vierge de toute image (la bande annonce, ça ne compte pas) mais plein d’a priori positifs que j’ai entamé le livre.

Darling, Jean TEULE
darlingDarling, est-il nécessaire de la rappeler au vu de l’omniprésence de la promo du film, est l’histoire vraie du personnage du même nom, et dont la vie est loin d’avoir été aussi rose que son pseudo le laisse imaginer.
Née dans une famille de paysans peu éduqués où l’amour est une denrée plus rare que la viande, elle est régulièrement battue par son père, sous l’œil peu concerné de sa mère. Durant toute son enfance, la nationale qui borde la propriété familiale sera symbole de liberté et d’évasion ; les camions qui l’empruntent autant de navettes vers un monde meilleur. Elle ne rêve alors que d’une chose : quitter la ferme pour ne pas finir « paysante » et s’enfuir avec un routier.
Malheureusement, celui sur lequel elle va jeter son dévolu (peu ou prou le premier venu, il faut bien dire) va s’avérer pire encore que son père.

Voilà un livre bien singulier. Histoire a priori banale de fuite, de maltraitance et de personnes en marge du système, qu’on a l’impression d’avoir déjà entendue 1.000 fois aux infos, dans les journaux,… puisque la violence familiale est malheureusement loin d’être une exception.
Et pourtant, le récit de Jean Teulé, qui mêle habilement des éléments de narration à des interventions directes de Darling, nous plonge dans un univers totalement inattendu. Darling ne correspond à aucune image préconçue, son histoire non plus. Petit à petit on s’attache à cette femme, on la comprend un peu, même si on ne le peut pas complètement tant son histoire diffère de la nôtre.

Le ton de l’auteur n’est ni vraiment compatissant, ni accusateur, mais porte un regard complice sur l’histoire de Darling. Ses interventions dans le livre permettent à la fois de prendre du recul et de ne pas sombrer dans le mélo larmoyant (alors qu’il y aurait largement de quoi) mais surtout, elles nous rappellent qu’aussi horrible soit cette histoire, elle est bien réelle.
Et finalement on en vient à se demander ce que serait devenue une Darling née dans une autre famille, dans un autre milieu. Et l’on se rend compte que pour beaucoup, l’égalité des chances n’est encore qu’un mot comme un autre…

Voilà donc un livre très fort, que je ne saurais que vous conseiller. Pour ma part, je suis maintenant prête à regarder le film à sa sortie en DVD.

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19 février 2008

Toi Tarzan, moi Superstar

Après un titre à la gomme, il faut bien vous douter que le reste ne le sera pas (en reste...), vous voilà prévenus.

Alors voilà j'ai trouvé ça chez Angel, les règles sont chez Nacara, et moi je trouve ça rigolo tout plein alors j'ai décidé que...

Aujourd'hui on ferait comme si j'étais une mégastar de la miouzik et que mon dernier album ce serait ça :

Pennsylvania_Route_418

Ahhh voilà du grand n'importe quoi comme j'aime....

Bon allez, les explications pour les grosses feignasses qui veulent pas cliquer...

Album Cover Generator
1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article de la page est le nom de votre groupe.
2. http://www.quotationspage.com/random.php3
Les 4 derniers mots de la dernière citation seront le titre de votre album.
3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
La 3ème photo, quelle qu'elle soit, sera votre pochette d'album!

On mélange tout ça et zzzzzou !

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15 février 2008

Enjeux et Conséquences

puzzlePas facile, dans la vie, de savoir où placer la barre...
Si la perfection n'est pas de ce monde, et je pense qu'on peut s'accorder à dire que non, elle n'y est pas, faut-il s'acharner à s'en approcher le plus possible ou bien se contenter du stade "satisfaisant" ? Je sais depuis longtemps (merci Mamie) que le mieux est l'ennemi du bien, mais je commence seulement à comprendre que chercher à l'atteindre est une perte de temps, d'énergie et surtout empêche de profiter de ce qu'on a et qui n'est parfois pas si mal.
Dit comme ça, ça parait simple.

Sauf que... Comment savoir où s'arrête le bien et où commence le mieux ? Comment savoir que l'on ne pourra pas s'approcher plus près de cette fichue perfection-fantôme ? Faut-il alors se contenter de ce que l'on a sans chercher plus loin, quitte à passer à côté de choses merveilleuses ? Quel est le juste dosage entre attentes et attentisme ?

On m'a dit récemment que j'étais "trop sérieuse" et que j'avais tendance à voir des enjeux partout. D'une soirée entre amis au choix de ma garde-robe, tout est sujet à conséquences, qu'il faut en permanence évaluer avant de se lancer.
Après avoir rejeté en bloc cette drôle d'idée, j'ai dû me rendre à l'évidence : moi qui me voyais comme quelqu'un de plutôt relax et peu sujette à la pression, j'y étais finalement soumise en permanence, à cette différence près qu'il s'agissait de la mienne et non de celle imposée par les autres.
En voilà une révélation fracassante qui a de quoi bouleverser tous mes schémas établis (et mine de rien, à 30ans on a eu le temps d'en établir, des schémas !).

S'en suivirent une période d'introspection et une tentative de mise en perspective de mes principes de fonctionnement. Tout ça nous amène à ma résolution février 2008 (celle de janvier est une autre histoire...) qui consiste à prendre les choses comme elles viennent plutôt que de tout anticiper. A ma grande surprise, j'y arrive plutôt bien et je commence doucement à me rendre compte de ce que "lâcher-prise" signifie vraiment. D'ailleurs ma dose de fatigue en fin de journée a sensiblement diminué ces dernières semaines, ce n'est sans doute pas un hasard.

Mais tout ça ne m'empêche évidemment pas de m'interroger, notamment sur les attentes qu'il est "légitime" d'avoir dans la vie. Et comme pour moi, qui dit attentes dit action, donc forcément analyse préalable histoire de ne pas s'éparpiller, hop, on se retrouve sournoisement à cette tendance à sérieusifier la vie.

A ce stade-là, il faut bien admettre que je suis complètement perdue.
Parce que la vie, c'est un peu du sérieux, non ? Après tout c'est tout ce qu'on a, alors autant en faire quelque chose de bien. C'est précisément là que le bas blesse : quelque chose de bien, c'est quoi au juste ?
Et nous voilà revenus au début de ce post, à la perfection-fantôme impossible à atteindre, et c'est reparti pour un tour. [Pour plus de réalisme, vous pouvez relire le tout depuis le début et enchaîner comme ça 5/6 fois d'affilée, vous saurez alors dans quel état d'esprit je me trouve en ce moment : celui de quelqu'un qui vient de se taper 5 tours de grand huit et a un peu la tête à l'envers...]

Je sais ce que vous allez dire, je vous entends d'ici : "Cely, tu te prends trop la tête !" Et je sais que vous avez raison. Alors pour prendre un peu de recul, je crois que je vais me faire un DVD. "La vie l'amour, les vaches", ça me semble une bonne piste, non ?
[NB pour ceux qui ne connaissent pas ce chef d'œuvre absolu (huhu) : dans ce film, Billy Crystal, en pleine crise existencielle, part dans un ranch pour trouver le sens de la vie]

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21 janvier 2008

Mon premier défi

J'ai vu sur les blogs lecture que je fréquente plus ou moins régulièrement,  que la mode semblait être aux challenges en tous genres. Jusqu'ici je n'avais pas trop envisagé de prévoir mes lectures à l'avance, me contentant de noter les bonnes idées glanées ça et là dans un petit carnet spécialement prévu à cet effet.
Au moment de mes approvisionnements, je pioche à peu près autant dans mon carnet que dans les conseils du libraires ou au petit bonheur de ce qui se trouve sur les tables et les rayons. Bref, dans mes lectures aussi c'est l'impro qui domine.

Et puis je suis tombée sur le challenge "Le Nom de la Rose" chez Happy Few et Littérature Passion.
Il consiste à lire en 2008 6 livres comprenant chacun dans son titre une couleur, un animal, un prénom, un lieu géographique, un phénomène météo et une plante. J'ai bien aimé le petit défi de trouver des livres qui rentrent dans les critères, et surtout le fait qu'il n'y en ait que 6 : ça ne me bloque pas à l'avance une année de lecture, loin de là.
J'ai donc décidé de me lancer et après quelques recherches et beaucoup d'hésitations, voici mon programme :

challenge

  • La Couleur : L'homme aux cercles bleus, Fred VARGAS
  • L'animal : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper LEE
  • Le Prénom : Darling, Jean TEULE
  • Le Lieu Géographique : Vague à l'âme au Botswana, Alexander McCall SMITH
  • Le phénomène météo : Le tueur des tornades, Alice BLANCHARD
  • La plante : Le Dahlia Noir, James ELLROY

Depuis le temps que le Dahlia noir est sur ma liste et que je continue à ne pas me décider à le lire, ce challenge m'aura au moins permis de m'y mettre ! [Ceci dit j'aurais tout aussi bien pu y mettre Le nom de la rose, qui est dans le même cas...]. Quant à l'histoire des tornades, je ne connais pas du tout cette Alice Blanchard, mais le libraire m'a indiqué qu'elle avait obtenu un prix pour son premier roman, alors je tente le coup malgré le titre un peu cucul.
Pour finir, comme j'ai rédigé cette note avec un peu de retard et Darling se lisant bien plus vite que je ne le pensais, j'ai pris un peu d'avance puisque je l'ai fini hier. Je vous en parle bientôt.
Pour le reste, fidèle à ma sériomaniaquerie, j'ai décidé de les lire dans l'ordre...

challenge

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18 janvier 2008

Grandeur et décadence

Voici un nouveau polar, d'un auteur dont je n'avais une fois de plus jamais entendu parler jusqu'à ce qu'une amie de bon conseil (celle-là même qui m'avait déjà conseillé La Bouffe est Chouette à Fatchakulla) m'en dise beaucoup de bien. Son argument principal étant l'humour du Carl en question, je me suis laissée tenter.

Pêche en Eau Trouble - Carl HIAASEN, 1999
peche_en_eau_troublePour entrer dans l'univers de Carl Hiaasen, il faut d'abord ne pas se laisser rebuter par la couverture. En ce qui me concerne, je n'aurais jamais arrêté mon regard sur cette couverture blanche ornée d'un poisson mécanique bizarroïde... Ça fait très démodé et reflète assez mal l'univers de l'auteur.
Il faut ensuite passer l'impression de froideur qui se dégage des premières pages du livre et ses descriptions du monde de la pêche, pour se laisser emporter à la découverte des personnages. Tous prendront de l'ampleur, tous auront un rôle à jouer, un secret à cacher, et une sacrée personnalité. Tous ont en eux cette légère dose de folie ou d'étrangeté qui les rend attachants, y compris les méchants.
Une fois ce cap franchi, on découvre une histoire rocambolesque et pleine de rebondissements sur les tricheries, manigances et complots dans le domaine de la pêche au bass.

L'histoire débute lorsque Decker, un photographe reconverti dans les enquêtes privées, est embauché par l'un des plus riches pêcheurs de bass de Floride. Il doit démasquer les tricheurs qui empêchent son client de gagner les sommes pharamineuses en jeu lors des concours de pêche.
Après s'être lié d'amitié avec le siphonné local et avoir échappé à la mort, il se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. L'enquête prend alors une toute autre tournure et rassemble autour de Decker toute une équipe de personnages inattendus.

Le style de Hiaasen est à l'image de ses héros : enjoué, dynamique, moderne et à la fois très sombre. Le résultat est un langage parfois presque parlé, qui se lit avec gourmandise. On avale les mots comme on avalerait des sucreries : avec avidité et délectation. Chaque page tournée révèle son lot de surprises et il est souvent difficile de refermer le livre tant l'on se sent bien en compagnie de ceux qui l'habitent.
La fin, évidemment, est une petite apothéose de moments savoureux, même si j'avoue être restée un petit peu sur ma faim quant à certains détails.

Pour une plongée instructive et dépaysante dans le milieu de la pêche en Floride, pour un long voyage ou pour les soirées d'hiver, ce polar pêcheur mérite une place sur votre table de nuit.
En ce qui me concerne, je m'en vais de ce pas consulter la bibliographie de Carl Hiaasen et rajouter quelques titres à ma liste...

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16 janvier 2008

Mode, hypocrisie et réchauffement climatique

rechauffement_climSi ya bien un truc qu'est constant dans ma vie, c'est mon manque d'intérêt pour la mode. Ce qui me plait me plait, et tant pis si ça déplait. Evidemment, ce que je vois dans les magazines, dans la rue et les magasins influence tout de même mes gouts. Influence mais ne dicte pas. Du coup j'ai toujours choisi mes fringues avec au bas mot 2-3 saisons de retard, le temps de m'habituer sans doute. Malgré tout, j'ai toujours réussi à trouver des fringues qui me plaisent, sans avoir à aller écumer les friperies ou autres temples du vintage.

Mais cette année, je suis colère.
Car cette année, je sais pas si vous avez remarqué, pas moyen de trouver des pulls. Je veux dire de vrais pulls, chauds, épais, dont le décolleté ne m'arrive pas au nombril, voir même, quelle idée saugrenue, avec un col roulé. Un pull bien chaud, donc, mais pas pour autant un truc moche et sans vie. Je veux des pulls chauds, colorés, originaux, jolis, quoi. Je sais que ça existe, puisque j'en ai. Mais cette année, nada.
A la place, il y a de jolis petits pulls de mi-saison, légers, près du corps (comprendre, pas possible de mettre une couche dessous sous peine de bibendumiser sévère), col V plongeant, manches courtes, dos nu, voir en COTON et j'en passe... Bref, de très jolies choses qui feront, je n'en doute pas, passer un bon hiver au chaud dans le coin de Marseille.  Sauf qu'en Alsace, surprise, en hiver il fait FROID. Et ce genre de petits pulls, moi, je les mets au mois de mai.

Il semblerait donc que cette année, pour avoir chaud, il faille superposer. Sauf que moi (avec ma saison de décalage et mes principes), je refuse d'être contrainte d'acheter 3 articles là où jusqu'à présent un seul me suffisait. Surtout que je ne suis pas convaincue qu'un débardeur dentelle, plus un mignon petit haut coton, et un pull presque transparent tant il est léger, tiennent aussi chaud qu'un bon pull en laine, fussent-ils plus nombreux. Par ailleurs, je refuse de ruiner mon portefeuille pour superposer des choses que je ne pourrai jamais porter séparément : trop compliqué, trop cher, pas assez joli. Cette saison, je continue donc avec mes pulls de l'an dernier qui heureusement sont pour la plupart encore présentables. Et vu comme c'est parti, j'espère qu'ils sont indestructibles, sinon je vais devoir me mettre au tricot d'ici l'an prochain...

Et c'est pareil pour les habits de nuit. Au rayon pyjamas, le choix est simple (binaire) :  soit on est sexy  et on se gèle les miches dans une tenue vaporeuse à fines bretelles et dans une matière qui sert plus à la déco qu'à réchauffer, soit on est bien au chaud dans des atrocités informes façon survet voir carrément taillés dans de la laine polaire (faut pas déconner non plus, fait pas -12° dans mon lit, hein...).
Est-ce que vraiment c'est trop demander que de vouloir à la fois avoir chaud et rester présentable -à défaut de sexy (comme quoi je demande pas la lune!)-??

nuit

Et après ça on nous serine avec l'environnement et le réchauffement climatique, à grand coup de spots culpabilisateurs ("change-moi ces ampoules", "t'as coupé l'eau pendant que tu te brosses les dents", "t'es sûre que tu veux le prendre, ce bain ?!!"), alors que pendant ce temps-là on dirait que tout est fait pour nous faire consommer plus. Plus de fringues, plus de chauffage, pour finalement ni plus de confort ni plus d'élégance. Par les temps qui courent, je trouve ça indécent, ça me choque et ça me met en rogne!

L'image d'illustration du haut vient de l'ENS-Lyon.

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14 janvier 2008

Comment j'ai fait la paix avec mon ficus

J'ai depuis toujours été une calamité pour les plantes ; un véritable génocide ambulant pour le monde végétal, et ce totalement contre ma volonté. Malgré mes efforts, je n'ai jamais été capable de garder une plante en vie, alors comme je suis somme toute assez contre le meurtre, j'ai expressément demandé à mes amis de ne plus m'en offrir. [Ou alors séchées, coupées, en photo,...]. Malheureusement, mes nouveaux collègues ne connaissant pas ce trait de ma personnalité, n'avaient pas pris leur précautions à ce sujet avant mon arrivée.

C'est ainsi que j'héritai dans mon bureau d'un pauvre ficus, déjà en piètre état, laissé là par mon prédécesseur.  J'ai bien essayé d'expliquer à mes collègues que je serai incapable de le garder en vie, mais rien n'y a fait, on l'a obstinément laissé à ma charge.

Plante_oval


Et contre toute attente, plus de 6 mois après mon arrivée, il est toujours là, il est toujours en forme et devinez quoi !!!
Il s'étoffe, me fait des feuilles et n'a plus l'air aussi mal en point que lorsque nous avions fait connaissance.  Il semblerait que 6 mois dans un bureau vide (mais arrosé régulièrement, hein) lui ont fait plus de mal que 6 mois en ma compagnie...


Plante5_oval

Tellement en forme qu'il a au moins une 10aine de feuilles en préparation, j'en reviens pas !

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11 janvier 2008

YOUHOUUUUUU !!!!

Ca y est-ça y est-ça y est !!!!
J'ai ma place pour le spectacle des Enfoirés à Strasbourg !

enfoires
Photo Les Enfoirés

3/4 d'heures sur le site de Carouf avant que ça fonctionne, ouf, j'y croyais plus !

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